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Attentat de Tripoli : Fabius envoie le GIGN

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé l'envoi du GIGN à Tripoli.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé l'envoi du GIGN à Tripoli. - -

Après l'attentat ce mardi matin contre l'ambassade de France à Tripoli en Libye, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé l'ouverture d'une enquête du parquet de Paris et l'envoi du GIGN sur les lieux.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a affirmé ce mardi l'ouverture d'une enquête du parquet de Paris sur l'attentat qui s'est déroulé quelques heures plus tôt contre l'ambassade de France à Tripoli, en Libye. Le ministre a aussi annoncé qu'un groupement du GIGN avait été envoyé à Tripoli sur les lieux ainsi qu’un « renforcement dans toute la zone des mesures de sécurité ». Il a précisé que les activités du Centre culturel français à Tripoli et de la « petite école » avaient été suspendues.
Deux gendarmes français ont été blessés dans l'explosion. « L'un des deux est sérieusement blessé et devait être opéré sur place », a ajouté le ministre, sur le point de se rendre à Tripoli.

Un « carnage » évité de peu

« Cet attentat aurait pu être absolument un carnage. Il s'en est fallu de quelques minutes : si le personnel avait été là, cela aurait été un drame épouvantable », a poursuivi le ministre avant d’ajouter : « Cet attentat était fait pour tuer. La France ne cédera pas ». « C'est un attentat qui vise non seulement la France mais l'ensemble des pays qui luttent contre les groupes terroristes », a-t-il dit.
A son arrivée à Tripoli, le chef de la diplomatie français doit se rendre au chevet des gendarmes avant d'avoir une réunion de travail avec les autorités libyennes qui ont, elles aussi, ouvert une enquête de leur côté.

Aucune revendication

Un attentat qui n’a pas été revendiqué. « C'est une atteinte très, très grave aux intérêts français », a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'une rencontre avec les députés socialistes, ajoutant qu'il ne disposait « d'aucune revendication, aucune information » sur cet attentat qui a fait deux blessés, dont un grave.

Mathias Chaillot avec AFP