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Assemblée nationale: 75 députés pourront revenir siéger la semaine prochaine

L'Assemblée nationale le 26 mai 2020

L'Assemblée nationale le 26 mai 2020 - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP

L'Assemblée nationale envisage, elle aussi, un retour progressif de ses députés. Ils seront 75 à partir de la semaine prochaine à pouvoir siéger. Au total, 100 personnes seront autorisées à pénétrer dans l'hémicycle en comptant les membres du gouvernement et les fonctionnaires.

Comme pour le déconfinement ou le retour à l'école, la rentrée des députés sera "progressive". Face aux demandes pressantes des députés, l'Assemblée nationale va permettre à partir de la semaine prochaine à 75 d'entre eux de revenir siéger au Palais Bourbon, et engager un plan de "reprise progressive" lors du déconfinement, indique ce mardi une source parlementaire.

Après la contamination par le coronavirus de 22 députés, 2 ministres, 6 membres du personnel et deux collaborateurs début mars, la présence dans l'hémicycle avait été limitée à 50 personnes, y compris fonctionnaires et membres du gouvernement. Un format restreint à une vingtaine mis en place depuis la mi-mars qui va être progressivement levé, a annoncé le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LaREM) a annoncé en conférence des présidents.

"Charte de sécurité sanitaire"

Après avis des autorités sanitaires, Richard Ferrand a annoncé que ce seuil serait relevé à 100 personnes, en comptant les membres du gouvernement et les fonctionnaires, ce qui fait que 75 députés pourront être présents "dans un respect complet des règles de distanciation sociale". La représentation par groupe sera de 40 La République en marche, 13 Les Républicains, 5 Modem, 4 Parti socialiste, 4 UDI-Agir, 3 Libertés et Territoires, 3 Gauche démocrate et républicaine, 3 La France insoumise.

Le président de l'Assemblée a également annoncé la présentation par les questeurs et lui-même d’un plan de reprise progressive de l’activité parlementaire, qui sera soumis lors d’une réunion de bureau exceptionnelle la première semaine de mai. Alors que le chef de l'Etat a annoncé la date du 11 mai pour le début du déconfinement, l'administration a entrepris "un minutieux travail technique" en ce sens, selon le titulaire du perchoir. 

Il s'appuie notamment sur la création d'une "charte de sécurité sanitaire", la validation par l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France des mesures ou encore un dispositif "Résilience" permettant un retour au confinement en cas de nouvelles contaminations.

Courrier des Républicains

Richard Ferrand a indiqué aux députés mesurer "combien l'attente d'un retour à la normale est fort", rappelant à ceux qui "font injonction par courriers ou par voie de presse, de reprendre une activité complète, que seules les recommandations des autorités de santé guident" les choix. Des déclarations qui font échos au courrier qui lui a été adressé par 35 députés LR qui réclamaient notamment de rétablir un "fonctionnement le plus normal possible".

Le patron du groupe LR Damien Abad a salué auprès de la presse "une avancée importante": "Pour nous ce n'était plus possible de continuer avec simplement trois députés (…) alors qu'on est le premier groupe d'opposition".

En visioconférence de presse, les députés communistes ont estimé que "la démocratie virtuelle a montré ses limites", réclamant la présence de davantage de membres des oppositions. Interpellé par ailleurs par la cheffe de file des élus PS Valérie Rabault sur la possibilité d'un vote électronique pour les absents, Richard Ferrand a notamment fait valoir que le mécanisme permettant par mail d’exprimer sa position de vote permet déjà l’expression individuelle.

Justine Chevalier avec AFP