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Après la mort du maire de Signes, Emmanuel Macron promet une réponse "ferme" aux incivilités

Emmanuel Macron en août 2017 (photo d'illustration)

Emmanuel Macron en août 2017 (photo d'illustration) - Bertrand GUAY / AFP

Absent aux funérailles de l'édile, le président de la République avait transmis une lettre à la ministre Jacqueline Gourault.

Emmanuel Macron a promis une réponse "ferme, exemplaire et sans complaisance" aux incivilités et à la dégradation "du sens de l'État et de la nation", dans un message lu vendredi aux obsèques du maire de Signes par la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault.

Jean-Mathieu Michel, maire de cette petite commune du Var depuis 1983, a été tué lundi, accidentellement selon les premiers éléments de l'enquête, alors qu'il s'opposait à un dépôt illégal de gravats dans la nature.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, et l'une des vice-présidentes de l'Assemblée nationale, Carole Bureau-Bonnard, assistaient également à la cérémonie au terme de laquelle la légion d'honneur été remise à l'élu à titre posthume.

"Je veillerai personnellement à ce que face aux incivilités et à la désagrégation chez certains du sens de l'État et de la nation, la réponse soit toujours ferme, exemplaire et sans complaisance. Nous le devons à M. Michel et à tous les élus de France", a lu Jacqueline Gourault. L'édile "est mort dans l'exercice de ses fonctions, parce que comme des dizaines de milliers de maires, son choix était la République, la chose commune, la vie de la cité."

Habitants de ce village provençal de 2800 âmes, proches, sapeurs-pompiers ou encore anciens combattants, plusieurs centaines de personnes ont suivi les obsèques de Jean-Mathieu Michel.

Maire depuis 1983, cet élu est mort "pour avoir voulu faire appliquer la loi, pour avoir voulu défendre son territoire, pour avoir voulu faire respecter une nature trop souvent maltraitée", a déclaré lors de la cérémonie Alain Reichardt, premier adjoint et maire par intérim.

"Un maire mort dans l'exercice de ses fonctions. Jamais on ne devrait voir cela. Avec lui disparaît un maire rural, un maire de terrain comme seule la République sait les forger", a-t-il martelé.

Mercredi 7 août, le conducteur de la camionnette qui avait renversé Jean-Mathieu Michel, un maçon de 23 ans, a été mis en examen pour "homicide involontaire" et placé sous contrôle judiciaire. Il avait mortellement percuté le maire de Signes en tentant de fuir après que l'élu lui avait dit qu'il allait être verbalisé. 

J. M. avec AFP