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Ambassade des pôles: les écologistes épinglent à la fois Ségolène Royal et le gouvernement

Le député européen EELV Yannick Jadot parle à la presse pendant le congrès EELV à Saint-Denis, le 30 novembre 2019

Le député européen EELV Yannick Jadot parle à la presse pendant le congrès EELV à Saint-Denis, le 30 novembre 2019 - Geoffroy Van Der Hasselt / AFP

Yannick Jadot, député européen EELV, a critiqué à la fois Ségolène Royal et le gouvernement pour leur prise en compte de l'Arctique, jugeant que la fonction d'ambassadeur des pôles a été "instrumentalisée".

Le député européen EELV Yannick Jadot a jugé vendredi "scandaleux" qu'à la fois Ségolène Royal et "le pouvoir en place" aient, selon lui, "instrumentalisé" la fonction d'ambassadeur des pôles. "Ségolène Royal a une cohérence qu'elle est parfois, je pense, la seule à comprendre dans le schéma politique", a-t-il aussi critiqué sur France Inter.

"L'Arctique est un sujet trop important pour être instrumentalisé". Or "je n'ai pas vu la France, ni Ségolène Royal, ni le gouvernement français - le sujet n'est pas simplement Ségolène Royal - faire de l'Arctique un sujet international, européen", a-t-il relevé. "Que ce combat ait été détourné par son ambassadrice, comme par le pouvoir en place, je trouve ça franchement scandaleux", a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a déjà quitté son poste

L'ancienne ministre socialiste, visée par une enquête préliminaire sur l'usage fait des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice, et mise en cause par le gouvernement pour ses critiques de la politique menée par l'exécutif, notamment la réforme de retraites, a assuré jeudi avoir déjà quitté son poste. Elle a également fait un pas de plus vers une candidature à la présidentielle de 2022: "Si je suis la mieux placée, je serai prête", a-t-elle déclaré sur BFMTV mercredi.

Le nouveau patron d'EELV Julien Bayou a aussi dénoncé l'attitude de Ségolène Royal, jugeant qu'elle aurait dû respecter "un devoir de réserve" car ambassadeur n'est "pas une fonction qui vous permet de faire une tribune et de voyager à l'œil".

"Ce qui lui est reproché, c'est qu'elle n'a pas travaillé", a-t-il insisté, en considérant que si 100.000 euros de frais et des collaborateurs ont été utilisés "non pas pour l'intérêt public mais pour l"intérêt personnel, ça mérite une enquête". "Elle est présumée innocente, elle pourra répondre, et j'espère certainement qu'elle sera blanchie", a-t-il toutefois tempéré.

J. G. avec AFP