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Affaire Fillon-Jouyet: le "3e homme" Antoine Gosset-Grainville parle

Antoine Gosset-Grainville en avril 2008.

Antoine Gosset-Grainville en avril 2008. - Miguel Medina - AFP

Antoine Gosset-Grainville, présent au déjeuner au cours duquel François Fillon aurait demandé à Jean-Pierre Jouyet d'intercéder aurpès de l'Elysée pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy, s'est confié au Figaro.

C'est le "troisième homme". Antoine Gosset-Grainville, ami commun de François Fillon et Jean-Pierre Jouyet, présent au déjeuner du 24 juin défend la version du premier contre celle du second dans cette affaire, dans une interview au Figaro à paraître mercredi.

"A aucun moment François Fillon n'a sollicité la moindre intervention de la part de Jean-Pierre Jouyet sur un quelconque sujet politique", assure-t-il ainsi.

L'entretien n'a "pas porté sur des questions de politiques nationales, encore moins sur les affaires de l'UMp, assure l'ancien directeur adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon, puis bras droit de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts. Antoine Gosset-Grainville aurait servi d'intermédiaire entre les deux protagonistes et organisé le déjeuner.

"Aucun des propos ne pouvait prêter à polémique"

Ce "troisième homme" livre une nouvelle fois ses souvenirs, comme il l'avait fait samedi auprès de l'AFP. Il démentait alors toute intervention de François Fillon auprès du secrétaire général de l'Elysée pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy.

"Sans que je puisse me souvenir mot à mot de la discussion d'un déjeuner qui s'est déroulé il y a cinq mois, je peux dire qu'aucun des propos tenus ne pouvait prêter à polémique. Compte tenu des fonctions de l'un et de l'autre, cela m'aurait frappé", a-t-il souligné.

"Infamant"

"Je trouve infamant que l'on ait pu prêter à François Fillon des propos aussi éloignés de sa conception de l'engagement politique", a poursuivi cet ancien inspecteur des finances qui estime "important" d'apporter son "éclairage sur la manière dont les choses se sont passées".

Dans le livre Sarko s'est tuer deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (contre lesquels François Fillon va porter plainte pour diffamation) rapportent des propos du secrétaire général de l'Elysée sur son entrevue avec l'ancien Premier ministre. les journalistes disposent d'un enregistrement issu d'une entrevue avec Jean-Pierre Jouyet, dans lequel le secrétaire général de l'Elysée évoque la demande de François Fillon.

Jean-Pierre Jouyet a, dans un premier temps, démenti cette version, avant d'admettre, dans une déclaration dimanche, que le sujet de Bygmalion et des pénalités infligées pour la campagne présidentielle de 2012 à M. Sarkozy, et réglées par l'UMP, avait été évoqué.

L'ancien Premier ministre a démenti avoir fait ces demandes à Jean-Pierre Jouyet.

M. R avec AFP