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Affaire Benalla: Emmanuel Macron moque "une tempête dans un verre d'eau"

Depuis Madrid, où il était en déplacement ce jeudi, et une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, Emmanuel Macron a minimisé l'ampleur de l'affaire Benalla.

A Paris, et plus précisément dans les couloirs de l'Assemblée nationale, l'affaire Benalla évolue toujours à haute intensité ce jeudi, entre commission d'enquête éclatée au Palais-Bourbon, après que l'opposition l'a quittée, et dépôt d'une motion de censure. A Madrid, en revanche, Emmanuel Macron a cherché ce même jeudi, lors d'une conférence de presse donnée aux côtés du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, à relativiser l'importance d'un dossier qui a occasionné deux commissions d'enquêtes parlementaires, cinq mises en examen, la saisie de l'IGPN et le lancement d'une procédure judiciaire par le parquet de Paris, raillant "une tempête dans un verre d'eau".

"Il s’est passé quelque chose, de tout à fait sérieux, qui a donné lieu à une réponse immédiate et proportionnée de la part de l’Elysée, ayant eu ensuite, par voie de presse, un emballement. Il ne m’appartient pas", a-t-il cependant prolongé. 

"Rien ne troublera le président de la République"

Emmanuel Macron a ensuite détaillé sa vision de la situation actuelle:

"Et il y a ensuite un travail, qui doit être celui de la justice, il m’appartient d’en préserver la quiétude et toute l’efficacité. Il y a un travail ensuite, celui du Parlement, qui est légitime, qui n’est ni celui de la justice, ni celui de l’exécutif. Et puis il y a le président de la République qui est au travail, qui continue, et que rien ne troublera."

S'agissant de l'exécutif et de la présidence de la République, il a à nouveau loué la réaction de son cabinet en mai dernier: "Je considère pour ma part que les collaborateurs de l’Elysée ont fait leur travail, comme ils le devaient au moment où ils le devaient et que les réponses qui devaient être données l’ont été. Et ensuite, j’attends les réponses de la justice, du Parlement et de l’exécutif aussi sur les enquêtes qu’il a demandées."

Robin Verner