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Adhésion de la Turquie à l'UE: "le peuple français aura le dernier mot"

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François Hollande a tenu une conférence de presse commune avec le président turc Abdullah Gül qui le reçoit en visite d'Etat durant deux jours.

François Hollande a tenu lundi une conférence de presse commune avec le président turc Abdullah Gül qui le reçoit en visite d'Etat durant deux jours. Morceaux choisis.

Adhésion de la Turquie à l'UE: "le peuple français aura le dernier mot"

L'épineuse question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne a été posée car elle avait crispé les relations entre les deux pays sous Nicolas Sarkozy. "En 2004, j'avais approuvé la décision de Jacques Chirac du président Chirac d'ouvrir au nom de la France, et au nom de l'UE, la processus de négociation", a affirmé François Hollande à Ankara. "Je suis toujours sur cette ligne".

Mais, "en France cette question de l'adhésion, je dis bien que c'est une hypothèse, sera soumise au référendum. Le peuple français aura le dernier mot", a assuré le chef de l'Etat avec moult précautions.

> Chômage: "le pacte de responsabilité est une nécessité"

"Je ne connais pas les chiffres du chômage", a affirmé François Hollande en visite d'Etat en Turquie. "Ils ne seront connus qu'à 18 heures mais depuis plusieurs mois il y a une stabilisation mais ce que nous devons faire c'est la diminution", a assuré le chef de l'Etat avant de se reprendre: "l'inversion".

Et à l'instar de son ministre du Travail Michel Sapin, François Hollande a insisté sur la "nécessité" du pacte de responsabilité qu'il a proposé lors de sa conférence de presse de mi-janvier et qui comprend une baisse des charges pour les entreprises, conte balancées par des embauches.

"Le pacte de responsabilité sera une source de croissance forte et celle-ci sera essentiel pour inverser la situation. Stabiliser ne suffit pas", a déclaré le président de la République qui attend "une mobilisation des entreprises comme des acteurs sociaux".

> Jeunes jihadistes français: "je veux vous remercier"

"Je tiens à vous remercier", a déclaré François Hollande à son homologue. La raison? Les deux jeunes toulousains qui avaient quitté l'école pour aller combattre en Syrie en début d'année, ont été récupérés par leurs familles après leur arrestation en Turquie.

"Son père est là et va le ramener chez lui, a poursuivi le président de la République au sujet de l'un des deux jeunes. Il va lui faire comprendre qu'il n'a rien à faire en Syrie, qu'il a été embrigadé, que sa vie courrait un grand danger".

"Nous travaillons main dans la main avec la Turquie" pour éviter que ces jeunes sautent le pas, a réaffirmé le chef de l'Etat. "Nos services de renseignement coopèrent pour éviter que des filières puissent prospérer", a commenté François Hollande. Juste avant, Abdullah Gül avait répété la difficulté de juger les intentions a priori de jeunes touristes qui viennent en Turquie et de leur faire de procès d'intention de vouloir s'en aller en Turquie.

La rédaction