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Achats de votes: le maire de Corbeil-Essonnes en garde à vue

Serge Dassault (g.) et son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, lors de la campagne pour les élections municipales de 2010.

Serge Dassault (g.) et son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, lors de la campagne pour les élections municipales de 2010. - -

Jean-Pierre Bechter a été placé mercredi en garde à vue dans le cadre d'une enquête portant sur des achats de votes lors des élections municipales dans sa ville.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a été placé en garde à vue mercredi matin à Nanterre dans une enquête sur des achats de votes présumés dans sa ville.

La convocation de Jean-Pierre Bechter s'inscrit dans le cadre d'une enquête menée par deux magistrats parisiens. Celle-ci porte sur des soupçons d'"abus de biens sociaux", de "corruption", de "blanchiment" et d'"achats de votes" en marge des élections municipales de Corbeil-Essonnes en 2008, 2009 et 2010.

Dans ce dossier, où apparaît également le nom de l'ancien maire et sénateur UMP Serge Dassault, cinq personnes ont déjà été interpellées lundi dans l'Essonne et en Seine-et-Marne et placées en garde à vue.

"Satisfait de pouvoir répondre aux enquêteurs"

Le directeur de cabinet du maire, qui a confirmé cette information, a indiqué qu'il s'agissait pour Jean-Pierre Bechter d'une "satisfaction de pouvoir répondre aux enquêteurs, car le maire de Corbeil-Essonnes fait totalement confiance à la Justice pour établir la vérité" dans cette affaire.

Le cabinet de Jean-Pierre Bechter a en revanche déploré que "le secret de l'instruction ne soit pas du tout respecté" et estimé que la mairie, et plus largement le camp Dassault, étaient "confrontés depuis quelques semaines à une véritable instrumentalisation judiciaire".

Face à ces accusations d'achats de vote, le sénateur UMP Serge Dassault a régulièrement affirmé qu'il était lui-même à la disposition des juges pour être entendu, en dépit du refus du Sénat de lever son immunité parlementaire, la semaine dernière.

La rédaction