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A Poissy, la mairie dégraisse et lance un plan de départ volontaire

La mairie de Poissy veut réduire la voilure et espère supprimer 200 emplois. Elle a mis en place un plan de départs volontaires, comme dans le secteur privé.

Comme bien des collectivités, la mairie de Poissy doit se serrer la ceinture. Pour réduire les coûts de fonctionnement de la ville de 38.000 habitants, le maire a proposé un plan de départs volontaires à ses agents qui souhaiteraient se reconvertir. Ce lundi soir, la municipalité a inscrit une enveloppe de 70.000 € au budget 2016 afin de couvrir les éventuels départs.

"Le plan de départ volontaire est de l'initiative de l'agent. Il faut qu'il ait un projet de reconversion, au minimum cinq années d'ancienneté et 25 années d'ancienneté maximum", a expliqué le maire LR, Karl Olive, à BFMTV.

Karl Olive invoque la baisse des dotations de l'Etat et la maîtrise du budget. Mais dans cette mairie des Yvelines comme dans une entreprise privée, des compensations financières seront proposées aux volontaires. Les indemnités de départ pour les agents qui décideront de partir s'échelonneront entre 12.000 et 60.000 euros.

La CGT reste critique

Les départs ne seront pas remplacés, la mairie espère supprimer 200 postes à terme. Sur les 1.000 emplois que compte la ville de Poissy, soit une masse salariale annuelle de 36 millions d'euros, 500 à 600 sont éligibles à ce plan.

Ce dispositif est inscrit dans un décret de 2009, mais il est très peu appliqué en France. La mairie de Rouen en avait fait usage en 2011. Mais pour le département des Yvelines, c'est une première.

"Quand j'ai appris ce dispositif, des petites étincelles se sont créées", s'enthousiasme un fonctionnaire qui "songe à créer quelque chose depuis un petit moment". 

A noter pour les agents qui considèrent l'option du départ, un fonctionnaire qui démissionne ne pourra pas revenir travailler dans la fonction publique, à moins de repasser les concours ou de rembourser sa prime dans les cinq ans.

Si certains semblent séduits, la CGT dénonce un moyen déguisé de supprimer des emplois.

A. D.