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2017: si François Hollande se présente "c'est pour gagner"

François Hollande, le 15 septembre 2016.

François Hollande, le 15 septembre 2016. - Yoan Valat - Pool - AFP

Le président de la République assure que rien n'est encore décidé autour de sa candidature. Il attend pour la déclarer de connaître le nom de son adversaire à droite et d'y voir plus clair quant à son propre projet.

Une bonne part du destin personnel (et présidentiel) de François Hollande va se jouer prochainement loin de l’Elysée. Le 27 novembre, les sympathisants de la droite et du centre auront en effet à choisir leur candidat pour la présidentielle de 2017. Et, à tout prendre, le chef de l’Etat préférerait affronter son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, que l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Alain Juppé. C’est une des informations qui ressortent des confessions que François Hollande a accordées au Journal du Dimanche.

"Il faut porter un projet qui soit aussi une espérance"

Dans ces mêmes colonnes, il précise pourtant qu’il est le seul maître de son agenda. A la question de savoir s’il y a une chance qu’il ne soit pas candidat à sa réélection, il répond d’ailleurs: "Bien sûr ! Sinon, je n’attendrais pas le mois de décembre…Une décision d’être candidat ne se prend pas en fonction de l’adversaire."

Pas question non plus de se faire son idée en fonction d’une injonction du Parti socialiste, ni pour combler un vide:

"Si je viens en décembre dire: 'Il y a eu des épreuves, je n’ai pas pu donner tout ce que j’avais pu promettre', ça ne suffit pas. Parce que si j’y vais c’est pour gagner, pas pour figurer. Pour être candidat, il faut porter un projet qui soit une espérance possible."

Se faire oublier

L’enjeu dans les prochaines semaines sera donc d’indiquer la direction d’un éventuel second mandat à la tête de l’exécutif. Et de se débarrasser de certains souvenirs qui turlupinent sa gauche à l’heure du bilan, comme sa tirade pleine d’anaphores et de promesses lors du débat télévisé contre Nicolas Sarkozy en 2012 ou encore son discours enflammé contre le monde de la finance au Bourget lors de cette même campagne.

"Ce qui compte, c'est d'imposer cette comparaison. Pour que l'on ne compare plus ce que j'ai fait à ce que j'ai laissé espérer. Pour que ce ne soit plus une comparaison entre moi et moi, mais entre les autres et moi." 

"Quand je m'examine, je m'inquiète. Quand je me compare, je me rassure," disait Talleyrand. François Hollande tient peut-être là son slogan de campagne. 

Robin Verner