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10 centimes le prix d'un pain au chocolat, pour Jean-François Copé

C'est le retour des pains au chocolat de Jean-François Copé. Ce lundi matin, le candidat à la primaire de la droite a estimé que la pâtisserie coûtait entre 10 et 15 centimes d'euros.

10 pour le prix d’un. Le candidat à la primaire de la droite, Jean-François Copé, paraît disposer d’un boulanger particulièrement bon marché. Interrogé ce lundi matin sur Europe 1 sur le prix d’un pain au chocolat, le chantre de la droite décomplexée s’est trouvé bien dépourvu:

"Je n’en ai aucune idée", s’esclaffe-t-il, avant d’enchérir, "ça dépend des tailles, ça doit être aux alentours de 10 ou 15 centimes".

Puis d’ajouter, lorsque le journaliste lui parle de prix allant de 1 à plus de 2€, "Je vous avoue que je ne vais pas en acheter très souvent. Car comme vous pouvez l’imaginer, il faut faire un peu attention car c’est un peu calorique", toujours le sourire aux lèvres.

Pain au chocolat versus chocolatine

Mais à 15 centimes ou à 2€, le candidat n’en oublie pas pour autant la campagne de la primaire à droite:

"Il y a des endroits où ça s’appelle pain au chocolat en France, d’autres endroits où ça s’appelle des chocolatines, comme je suis en campagne électorale, je ne voudrais pas que ceux qui habitent dans les régions à chocolatine pensent que je les ai oubliés".

Interrogé à ce titre par BFMTV.com, son adversaire Bruno Le Maire a préféré ironisé sur le programme économique du maire de Meaux:

"Tout ce que je peux dire, c'est qu'avec l'augmentation de la TVA que Jean-François Copé prévoit, son pain au chocolat coûtera plus cher"

Voyant l'ampleur que prenait sa réponse, le candidat à la primaire de la droite a tenu à se justifier sur Twitter: 

Jean-François Copé et le pain au chocolat, c'est une longue histoire. En octobre 2012, pendant la campagne pour la présidence de l’UMP, il avait lancé une anecdote sur un jeune qui se serait fait "arracher son pain au chocolat par des voyous", au motif "qu’on ne me mange pas au ramadan".

Des déclarations qui avaient créé un scandale. Quelques jours après, le Conseil français du culte musulman (CFCM) annonçait porter plainte contre Jean-François Copé, jugeant que ses propos alimentaient "l'islamophobie".

A la suite d'une réunion entre Jean-François Copé et le CFCM, l'institution annonce qu'elle va retirer sa plainte. Mais un nouveau rebondissement survient lorsque Jean-François Copé affirme sur RTL qu'il ne s'est jamais excusé auprès du CFCM pour ses propos. Finalement, le CFCM et Jean-François Copé publient un communiqué commun, confirmant le retrait de la plainte pour diffamation dans l'affaire des "pains au chocolat". 

Marine Henriot