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Viry-Châtillon: un des policiers blessés "est en train de lutter pour la vie"

Quatre policiers ont été blessés samedi après avoir été la cible de cocktails Molotov à Viry-Châtillon, en Essonne. Le pronostic vital de l'un d'entre eux est engagé.

Deux policiers ont été blessés par des jets de projectiles incendiaires samedi à Viry-Châtillon. Ils avaient été bloqués à l'intérieur de leur véhicule par les auteurs de l'agression, et souffrent de graves brûlures. Le pronostic vital de l'un d'entre eux est "engagé", a assuré le parquet de la République.

Le représentant du syndicat Alliance 91 Claude Carillo affirme qu'il est "en train de lutter pour la vie". "Il a les poumons qui ont été touchés, il est brûlé au deuxième degré, voire au troisième. Il a été placé en coma artificiel", a-t-il expliqué, ajoutant que "son pronostic vital est très inquiétant pour les 48 heures à venir".

L'autre membre des forces de police devrait s'en sortir avec plus de facilité, a cependant déclaré Claude Carillo.

Un quartier sous tension

Les deux voitures étaient stationnées pour sécuriser une caméra de surveillance, installée dans le quartier de la Grande Borne, à un carrefour où de nombreux vols de voitures se sont produits.

Ce n'est pas la première fois que cette caméra est prise pour cible par les habitants du quartier. Fin septembre, des jeunes avaient projeté une voiture bélier contre le poteau lui servant de socle, rappelle le Parisien.

Par le passé, les forces de l'ordre avaient déjà été ciblées. "Il y a quelques années, les collègues ont essuyé des tirs de fusil de chasse, ce n'est pas anodin. J'ai l'impression qu'on découvre ce quartier alors que ce n'est pas quelque chose de nouveau. C'est récurrent", accuse le secrétaire du syndicat UNSA Police 91 Frédéric Lefebvre.

Aucune interpellation

Pour le moment, aucune interpellation n'a eu lieu. Le ministre de l'Intérieur assurait samedi que tout serait mis en œuvre "pour retrouver et interpeller les auteurs de ces actes intolérables".

Les syndicats de police appellent eux à un renforcement des effectifs. "On espère que cet événement fera comprendre à nos instances supérieures que 300 effectifs, c'est le minimum nécessaire pour faire fonctionner ce département difficile", estime Claude Carillo.

F. H.