BFMTV

Violences à la fac de Montpellier: série d'interpellations dans les milieux identitaires d'Occitanie

-

- - Capture d'écran

Huit personnes ont été placées en garde à vue mardi. Elles sont toutes soupçonnées d'être proches de la Ligue du Midi, un groupuscule d'extrême droite régionaliste.

L'affaire avait fait grand bruit en mars dernier en pleine période de gronde contre la loi Vidal sur la réforme de l'université. Huit personnes ont été interpellées mardi dans le cadre de l'enquête sur les violences commises à la fac de droit de Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars, rapporte ce jeudi Le Midi Libre en citant le procureur Christophe Barret. Leur garde à vue se poursuivait mercredi dans la journée. 

Ce soir-là, un commando au visage cagoulé avait fait intrusion dans un amphithéâtre de l'université avec des lattes de bois pour expulser manu militari les étudiants grévistes. Neuf personnes avaient été blessées.

Le doyen de la fac ainsi qu'un professeur de droit avaient été accusés d'avoir encouragé ces violences en ouvrant la porte aux casseurs. Ils ont dans la foulée été suspendus de leurs fonctions et mis en examen pour complicité. 

Deux fichés S pour radicalisme

Selon France Bleu, les 8 personnes interpellées mardi appartiennent toutes aux milieux d'extrême droite du sud de la France et sont des sympathisants de la Ligue du Midi. Ce groupuscule régionaliste d'Occitanie, proche de Riposte laïque et de l'écrivain Renaud Camus, se définit comme "identitaire, patriote et citoyen". L'un des interpellés serait d'ailleurs le fils de son président, Richard Roudier. Deux d'entre eux seraient fichés S en raison de leur proximité avec cette mouvance radicale. 

Ces personnes auraient, selon la même source, été identifiées en épluchant les appels passés depuis le téléphone de l'épouse du professeur mis en examen. L'appareil aurait servi à contacter plusieurs des membres du commando de l'amphi de droit. D'après le média local Métropolitain, qui cite des syndicats étudiants, certains de ces agresseurs cagoulés seraient des enseignants, toujours en poste dans l'université au moment de leur arrestation. 

Claire Rodineau