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Violences à la fac de droit de Montpellier: l'ex-doyen et un professeur mis en examen

Hôtel de police de Montpellier.

Hôtel de police de Montpellier. - SYLVAIN THOMAS / AFP

Mis en cause dans l'expulsion violente d'étudiants d'un amphitéâtre dans la nuit du 22 au 23 mars, l'ex-doyen de la faculté de droit de Montpellier et un professeur de l'institution ont été mis en examen ce jeudi soir.

Le doyen démissionnaire et un professeur mis en cause dans l'évacuation violente d'étudiants de la faculté de droit de Montpellier dans la nuit du 22 au 23 mars ont été mis en examen ce jeudi soir, a annoncé le procureur de la République Christophe Barret. Cette décision est conforme à la réquisition du procureur de la République. Ils avaient été déférés. 

Ils ont aussi été placés sous contrôle judiciaire. Le doyen de la faculté Philippe Pétel, qui a démissionné après les incidents ayant vu des hommes cagoulés expulser violemment des étudiants grévistes d'un amphithéâtre de la faculté, a été mis en examen pour complicité d'intrusion et Jean-Luc Coronel a quant à lui été mis en examen pour complicité d'intrusion et violences en récidive, en raison d'une condamnation datant de 2013. 

Des "indices graves et concordants" 

Le procureur a indiqué que selon des déclarations d'un membre du personnel de l'université, le professeur avait "pris contact sur le parking" avec le groupe intervenu dans l'université contre les étudiants grévistes, ce qu'a contesté lors de ses auditions Jean- Luc Coronel. Un autre témoignage a également rapporté "qu'il avait accompagné ce groupe et lui-même participé aux violences qui ont eu lieu dans l'amphithéâtre", a poursuivi le magistrat. 

Le professeur qui a affirmé ne pas connaître les gens de ce groupe, a toutefois reconnu être "intervenu dans l'amphithéâtre mais pour procéder à l'évacuation en particulier d'une étudiante, tout cela se passant dans une bousculade, de l'agitation et des cris", a indiqué le procureur. A l'exception de Jean-Luc Coronel, "personne n'a reconnu des personnes qui appartiennent à l'université", a t-il également précisé. "Tous les éléments convergent pour indiquer que l'accès à la faculté de droit a été fait volontairement", a estimé Christophe Barret ajoutant que "des indices graves et concordants" justifiaient la mise en examen de Philippe Pétel pour "complicité d'intrusion".

Sept personnes légèrement blessées lors des violences

Ce dernier a reconnu avoir donné l'ordre de permettre l'accès aux locaux, pour permettre, selon ses déclarations, à la police d'intervenir, "ce dont on peut douter, puisque la demande de réquisition de la force publique (faite par la direction de l'université, ndlr) n'avait pas eu de suite", a pointé le procureur. En revanche, aucun témoignage ne suggère que le doyen a lui-même pris part aux violences, a précisé Christophe Barret.

Au total, sept personnes ont été légèrement blessées au cours de ces violences, et deux autres dans des incidents qui avaient précédé, a rappelé le magistrat.

R.V. avec AFP