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Violences à Amiens : "aucune faute" de la police selon l'enquête administrative

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Les policiers n'ont commis "aucune faute" lors d'une intervention le 12 août, la veille de violents heurts entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens-Nord, selon les conclusions d'une enquête administrative transmises mercredi par la préfecture de la Somme.

"A la lecture des résultats de cette enquête, le préfet relève qu'aucune faute n'a été commise à l'occasion de cette opération", a indiqué la préfecture dans un communiqué. Une déclaration qui confirme ainsi les premiers éléments de cette enquête publiés le 23 août qui se basaient sur les déclarations seules des policiers.

Une opération de police "excessive" ?

La préfet de la Somme avait demandé au directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de diligenter une enquête administrative pour faire la lumière sur cette opération de police jugée "excessive" par des riverains réunis à proximité pour une cérémonie de deuil en hommage à un jeune d'Amiens-Nord décédé trois jours plus tôt dans un accident de moto.

Après l'interpellation d'un automobiliste qui roulait à contresens, "justifiée" selon la préfecture, des policiers avaient "été pris à partie par un groupe de personnes armées de manches en bois et jetant des projectiles" et avaient fait usage notamment de gaz lacrymogènes pour se dégager.

Trois témoignages pour six convocations

Cette intervention du 12 août avait fait office de détonateur pour les violents affrontements de la nuit suivante, qui avaient fait dix-sept blessés chez les policiers et des millions d'euros de dégâts dans le quartier d'Amiens-Nord. La préfecture avait lancé un appel pour recueillir le témoignage des riverains, mais "en l'absence de dépositions spontanées (...)", six personnes avaient été convoquées par le DDSP. "Seules trois personnes ont accepté de déposer, parmi lesquelles aucune n'a apporté de témoignage direct sur le déclenchement des faits", selon la préfecture de la Somme.

Un homme de 27 ans avait été condamné le 12 septembre par le tribunal correctionnel d'Amiens à huit mois de prison, dont quatre ferme, pour "participation à un attroupement armé", lors de la cérémonie de deuil.

D. N. avec AFP