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Police-Justice

Var: un ressortissant serbe torturé et réduit en esclavage

L'agresseur présumé a été interpellé et risque la prison à perpétuité.

L'agresseur présumé a été interpellé et risque la prison à perpétuité. - AFP

Le trentenaire, hébergé par un habitant de Gonfaron, a été violenté et privé de nourriture pendant plusieurs mois. Le suspect a été placé en détention provisoire et risque la perpétuité pour actes de barbarie.

Les faits sont à peine croyables. Pendant plusieurs mois, un ressortissant serbe a été torturé et privé de nourriture à Gonfaron, dans le Var. L'auteur présumé des faits, un maçon varois qui l'hébergeait à son domicile, a été interpellé et placé en garde à vue, rapporte France-Bleu.

La victime, qui ne parle pas français, a quitté la Serbie pour travailler dans l'entreprise de maçonnerie du suspect. Les relations entre les deux hommes étaient au beau fixe mais se sont rapidement envenimées pour des raisons inconnues. Le trentenaire a alors subi, de manière répétée et quotidienne, des privations de nourriture et de liberté qui confinent à l'esclavage. 

Des visites à l'hôpital sous couvert de mensonges

En quelques semaines, la victime a perdu une quarantaine de kilos et a été contrainte, à plusieurs reprises, de dormir à même le paillasson du balcon. Son bourreau lui a asséné des coups de cutteur et de poing américain et lui a écrasé les mains, posées sur une table constellée de morceaux de verre, avec une batte de base-ball.

Comble de la cruauté: ce dernier le conduisait à l'hôpital pour soigner ses blessures et mentait au personnel médical sur l'origine des fractures.

L'employé ne travaillait pas suffisamment correctement et effectuait des erreurs qui faisaient fuir les clients, a justifié le présumé. Ce dernier a été placé en détention provisoire pour des faits de traite d'un être humain avec actes de torture et de barbarie et encourt une peine de réclusion à perpétuité. L'information judiciaire devra déterminer si l'entourage de l'auteur des violences, hormis son épouse, était au courant de ces agressions.

M. J.