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Val-d'Oise: enquête après la mort d'un jeune à moto à proximité d'une voiture de police

Une voiture de police (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Une voiture de police (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Philippe Huguen-AFP

Des témoins affirment que le jeune homme à moto a percuté une voiture banalisée de la BAC, lors d'un accident qui lui a été fatal. Des sources policières livrent une autre version des faits.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès d'un jeune de 18 ans dans un accident de moto qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche à Argenteuil (Val-d'Oise) à proximité d'une voiture de police.

Les faits se sont déroulés dimanche vers 2 heures du matin lorsque le jeune homme a perdu le contrôle de sa moto-cross et a percuté un poteau électrique dans une rue d'un quartier pavillonnaire d'Argenteuil.

Il a succombé à ses blessures ce dimanche matin à 8 heures à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien. Une enquête pour accident mortel de la circulation a été ouverte et confiée à la direction départementale de la sécurité publique du Val-d'Oise. Une autopsie a également été demandée. 

Une équipe de la BAC circulait au même endroit au même moment

Au moment de l'accident, une équipe de la brigade anti-criminalité (BAC) d'Ermont circulait dans ce même quartier pavillonnaire et a "croisé" le jeune homme sur son moto-cross, a indiqué une source policière.

"Les policiers n'avaient ni gyrophare, ni pare-soleil de police et ne comptaient pas le contrôler mais peut-être que le jeune homme les a identifiés et a paniqué", a affirmé cette source.

Selon cette source, la BAC a alors poursuivi son chemin et "fait marche arrière lorsqu'elle a entendu un bruit fort". Le véhicule de police "ne présente aucun impact et doit être expertisé à la demande du parquet", a affirmé une autre source policière.

Des habitants accusent la police

Sur les lieux, où des traces de l'accident étaient encore visibles dimanche, un témoin qui ne s'est identifié que par son prénom, Abou, a affirmé à l'Agence France-Presse (AFP) que "le pare-choc de la voiture de la police a été percuté".

"On lui a fait peur, c'est pour ça qu'il est monté sur le trottoir, on lui a barré la route", selon ce jeune homme, qui affirme qu'il se trouvait alors plus bas dans la rue.

D'autres habitants rencontrés par l'AFP accusaient eux aussi la police d'être responsable de l'accident. Pour Idriss Camara, médiateur dans la ville d'Argenteuil, le jeune homme "était un conducteur aguerri" et n'aurait pas perdu le contrôle de sa moto sans y être contraint. 

Jé. M. avec AFP