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Une boucherie et une fromagerie vandalisées dans les Yvelines

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Illustration - AFP

Dans la nuit de lundi à mardi les vitrines d'une boucherie et d'une fromagerie des Yvelines ont été dégradées.

Les vitrines d'une boucherie et d'une fromagerie ont été dégradées dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines), et un tag antispéciste a été retrouvé sur le second établissement, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

"Stop répression"

Des impacts de projectiles ont été retrouvés sur les vitrines de ces deux magasins, situés à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre dans le centre-ville de cette commune, a indiqué cette source.

Sur la boucherie, les mots "Stop répression" ont été inscrits, et sur la fromagerie le mot "spéciste", selon la même source. Les faits se sont produits aux alentours de 3h du matin.

Une enquête pour "dégradations" a été ouverte et confiée à la brigade de gendarmerie de Saint-Arnoult, avec le concours de la brigade de recherche de Rambouillet.

Plusieurs précédents

Les antispécistes s'opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l'être humain et les animaux.

Début septembre, la vitrine d'une boucherie d'Epinay-sur-Orge dans l'Essonne avait été dégradée, ainsi qu'une boucherie et une charcuterie de la même rue à Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne.

Des tags antispécistes avaient été retrouvés sur place mais ces actions n'ont pas été revendiquées.

Coup d'arrêt à "l'impunité"

Après une nouvelle dégradation de commerce attribuée à des militants vegans, les bouchers-charcutiers ont été reçus le 3 juillet au ministère de l'Intérieur dont ils sont ressortis rassérénés, espérant un coup d'arrêt à "l'impunité".

Début juillet, la Confédération française de la boucherie-charcuterie et traiteurs (CFBCT) avait chiffré à "au moins à une cinquantaine, soit par des tags soit par des bris de glace" le nombre d'actes ayant visé des boucheries sur l'ensemble du territoire.

La CFBCT avait toutefois appelé à ne pas faire d'amalgame: "Toutes les organisations ne sont pas violentes", avait déclaré son président, évoquant "des groupuscules, dans des départements, dans des régions, qui sont violents".

Les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale s'étaient clairement distanciées de ce type d'actions.

B.L. avec AFP