BFMTV

Un surveillant pervers sévissait dans une prison pour femmes

L'homme a reconnu avoir eu "des gestes déplacés".

L'homme a reconnu avoir eu "des gestes déplacés". - Matthieu Alexandre - AFP

Un surveillant brigadier à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, a été mis en examen et écroué. Il est soupçonné d'avoir agressé sexuellement au moins une détenue et d'avoir monnayé, en échange de faveurs sexuelles, des téléphones portables.

Ce sont les confidences de l'une de ses victimes présumées qui ont mis fin à "un comportement inadmissible", comme le qualifie l'administration pénitentiaire. Un surveillant de la maison d'arrêt pour femmes de Fresnes, dans le Val-de-Marne, a été mis en examen en août et écroué, apprend-on ce vendredi selon une information du Parisien.

L'homme de 57 ans est suspecté d'agressions sexuelles sur au moins une prisonnière, mais aussi d'avoir fourni des téléphones portables aux détenues en échanges de faveurs sexuelles et d'avoir collectionné des photos de ces dernières dans des poses plus que suggestives.

Suspension immédiate

En poste depuis un peu plus d'un an à la prison de Fresnes, le surveillant brigadier a été confondu par l'une de ses victimes. Alors qu'elle s'était retrouvée seule avec le fonctionnaire, ce dernier lui aurait montré certaines photos de détenues en lingerie ou nues, avant de lui caresser la cuisse et de tenter de la déshabiller. La prisonnière avait alors décidé de se confier à une autre surveillante.

Alertée, l'administration pénitentiaire a immédiatement suspendu le brigadier, en poste depuis plus de 35 ans dans différentes prisons. Selon le quotidien, des photos de détenues ont été découvertes sur l'ordinateur de l'homme, même si certaines avaient été déjà effacées. "Des photos mettaient en scène ce surveillant en train d'embrasser plusieurs femmes incarcérées à Fresnes", détaille un haut fonctionnaire.

L'enquête se poursuit

Placé en garde à vue au mois d'août, dans un premier temps le fonctionnaire a nié en bloc les allégations tenues contre lui. Il a assuré avoir même dû repousser les avances de certaines prisonnières. Mais face aux preuves, il a reconnu avoir eu "des gestes déplacés" et avoir agi sous l'effet de l'alcool. Il a également reconnu avoir fourni des téléphones aux détenues. Concernant les photos, il a incriminé un autre surveillant qui le les lui aurait fourni. L'enquête se poursuit donc à la prison de Fresnes. 

J.C.