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Un lycée du Puy-de-Dôme fermé après des menaces de mort

Une enquête confiée au commissariat de Clermont-Ferrand a été ouverte pour "menaces de mort sous conditions.

Une enquête confiée au commissariat de Clermont-Ferrand a été ouverte pour "menaces de mort sous conditions. - PATRICK KOVARIK © 2019 AFP

Le lycée Pierre Joël Bonté de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a été fermé ce lundi en raison "d'insultes et menaces de mort" visant des enseignants. Un lycéen est en garde à vue.

Le lycée Pierre Joël Bonté de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a été fermé ce lundi en raison "d'insultes et menaces de mort" visant des enseignants et un lycéen est en garde à vue, a appris l'AFP ce lundi de sources concordantes.

Une enquête confiée au commissariat de Clermont-Ferrand a été ouverte pour "menaces de mort sous conditions", a indiqué le procureur de la République Éric Maillaud. Un lycéen de l'établissement âgé de 15 ans est en garde à vue ce lundi matin, a-t-il précisé.

"Menaces de violences, de viol et de mort"

"Nous avons décidé de fermer le lycée ce lundi à la suite d'insultes et de menaces de mort, pour protéger les élèves et le personnel, mais nous accueillons les lycéens qui n'auraient pas reçu l'information et le personnel qui souhaite venir", a précisé de son côté une porte-parole du rectorat, confirmant une information du quotidien La Montagne.

Un autre élève avait été placé en garde à vue ce week-end mais celle-ci a été levée, selon le procureur.

Les premiers messages envoyés la semaine dernière à des enseignants et conseillers d'éducation étaient "à caractère pornographique" puis se sont transformés ce week-end en "menaces de violences, de viol et de mort", a-t-il précisé.

"Des investigations informatiques se poursuivent"

Un dernier message comportait en pièce jointe une image en lien avec le jihadisme "comme on en trouve partout", a-t-il ajouté, écartant pour l'instant le caractère terroriste de ces menaces.

Les messages ont tous été envoyés par courriel via l'ENT, outil de communication de l'Éducation nationale permettant aux établissements de communiquer avec les familles.

"Des investigations informatiques se poursuivent", a indiqué Éric Maillaud. Une cellule psychologique a été mise en place dans l'établissement qui compte environ 1000 élèves.

S.B.-E. avec AFP