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Un gendarme visé par une enquête administrative après un tweet moqueur sur la mort de Steve

Le corps de Steve a été repêché lundi après-midi.

Le corps de Steve a été repêché lundi après-midi. - AFP

Des tweets ironiques sur la mort de Steve Maia Caniço ont été signalés aux autorités. Parmi les auteurs de ces messages, un gendarme qui va être convoqué pour s'expliquer.

Face au #SelonlIGPN, d'autres ont réagi sur les réseaux sociaux avec ironie à la mort de Steve Maia Caniço dont le corps a été repêché lundi après-midi dans la Loire cinq semaines après sa disparition. Parmi les auteurs de ces messages moqueurs un gendarme a été identifié. Une enquête administrative a été ouverte, a appris BFMTV confirmant une information de LCI, et le militaire va être convoqué.

C'est le média alternatif Nantes révoltée qui a le premier repéré ces tweets. Dès mardi, il publiait les messages déplacés en fournissant des captures d'écran Facebook et Twitter. Au partage d'un article de presse indiquant qu'un corps retrouvé dans la Loire était "très probablement" celui de Steve Maia Caniço, un internaute répond "Il va bien? J'déconne" avec un smiley. En dessous, d'autres internautes répondent par des gifs d'homme faisant des plongeons ou encore une affiche détournée du film Aquaman avec la tête de Grégory Villemin.

Le média alternatif précisait que parmi ces internautes figuraient "des gendarmes". Après signalements et vérifications, un gendarme a été identifié comme l'auteur d'un de ces messages. Sur son compte personnel, qu'il a utilisé pour poster ces commentaires, il s'exprime en son nom propre et non au nom de la gendarmerie mais il apparaît en tenue de militaire, ce qui permet de le relier facilement à l'institution. 

L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été saisie d'une enquête administrative. Le gendarme va être convoqué pour donner ses explications. Une fois l'enquête terminée, un rapport sera remis à la Direction générale de la gendarmerie nationale qui devra déterminer des suites et éventuelles sanctions à donner.

Justine Chevalier