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Twitter interdit le "revenge porn", ou la pratique du "porno vengeur"

Twitter interdit désormais à ses utilisateurs de poster du contenu sexuel explicite sans l'autorisation de la personne concernée.

Twitter interdit désormais à ses utilisateurs de poster du contenu sexuel explicite sans l'autorisation de la personne concernée. - Emmanuel Dunand - AFP

Inconnue il y a encore quelques années, cette pratique consiste à mettre des photos sexuellement explicites d'une personne sur Internet sans son consentement, pour se "venger" d'elle.

Twitter est devenu le dernier réseau social en date à interdire le "porno vengeur", cette pratique qui consiste à diffuser en ligne des photos sexuellement explicites d'une personne sans son consentement. Certains le font notamment après une rupture pour se venger de leur ex, d'où le nom de "revenge porn".

Lors d'une mise à jour de sa politique d'utilisation mercredi, l'entreprise californienne a décidé de suspendre les comptes dont les utilisateurs auraient publié "des photos ou vidéos intimes prises ou publiées sans le consentement de la personne". 

Cette mise à jour survient après l'interdiction en ce sens il y a un mois par le réseau social Reddit, accusé d'avoir permis la publication de photos de célébrités nues acquises illégalement. Le Royaume-Uni a également décidé le mois dernier de punir cette pratique par deux ans d'emprisonnement.

"Bien pour la vie privée"

Twitter avait également mis les bouchées doubles le mois dernier en décidant de supprimer les comptes dont les titulaires se livrent à des usurpations d'identité ou encore à des vols d'informations personnelles.

Ce nouveau règlement a été salué par la directrice de l'organisation pour les droits civiques sur Internet, Mary Anne Franks, qui a tweeté que "la nouvelle politique de Twitter contre la #revengeporn est bien pour la vie privée (mais mauvaise pour les misogynes)". 

La Californie avait déjà légiféré en 2013 contre la diffusion de "porno vengeur" interdisant les photos prises avec consentement mais publiées sans l'accord d'un des partenaires.

A. G. avec AFP