BFMTV

Triple assassinat de Noël 2011 à Marseille: les accusés nient avoir participé

Des enquêteurs de la police judiciaire aux premières investigations sur un véhicule calciné où trois corps ont été retrouvés, le 26 décembre 2011 aux Pennes-Mirabeau.

Des enquêteurs de la police judiciaire aux premières investigations sur un véhicule calciné où trois corps ont été retrouvés, le 26 décembre 2011 aux Pennes-Mirabeau. - GERARD JULIEN, AFP/Archives

Les trois accusés jugés en appel concernant un triple meurtre commis le soir de Noël 2011 dans les environs de Marseille, ont tous nié avoir participé au triple homicide.

Mehdi Laribi, l’un des trois accusés du "barbecue" marseillais de Noël 2011, un triple homicide lié aux stupéfiants dans les cités, s’est défendu lundi avec véhémence, devant la cour d'appel de Draguignan, de toute implication dans ce qu’il a qualifié lui-même d’une "horreur".

Suspecté d’avoir mis le feu à la voiture dans laquelle se trouvaient les trois victimes, Sonny Albarello, son cousin Nouri Oualan et leur copain Mohamed Bouhembel, âgés alors de 19 à 20 ans, Mehdi Laribi a été condamné en première instance à 25 ans de réclusion criminelle, assorties d’une période de sûreté des deux tiers.

Son frère Lamine Laribi, suspecté d’avoir tué les trois victimes avec une arme à feu, et Sami Ati, accusé d’être le commanditaire de ces assassinats, avaient écopé de la même peine.

Dans une maison close la nuit du meurtre

Lundi, les dénégations virulentes de Mehdi par rapport à cette "horreur", ont fini par faire craquer Nadia Albarello, la maman de Sonny, l’une des trois victimes. Elle n’a pas supporté que l’accusé affirme ne pas connaître son fils, alors que selon elle il était déjà venu dormir chez elle. A bout de nerfs, la maman, dépressive, a interrompu l’interrogatoire de l’accusé avant d'être exclue de la salle.

Mehdi Laribi avait auparavant avancé comme alibi qu’il se trouvait, au moment des faits, à la Jonquera, à la frontière franco-espagnole où il serait allé voir des prostituées le soir du 25 décembre 2011.

Défendu par Me Éric Dupond-Moretti, Mehdi Laribi, a vu l’un de ses amis, aujourd’hui militaire, témoigner à la barre l’avoir effectivement croisé, le soir de Noël, dans un club de La Jonquera.

Le contrôle du trafic de drogue au coeur du conflit

L’accusation, dans la matinée, avait été mise à mal par la défection du seul témoin oculaire du triple assassinat. Lamine Laribi a lui aussi démenti toute implication dans ce triple assassinat, avant que Sami Ati ne passe aussi sous le feu des questions du président du tribunal.

D’après les enquêteurs, ce règlement de comptes est né d'un conflit sur la vente de drogue dans la cité des Micocouliers, dans les quartiers nord de Marseille, un point de vente qui pouvait rapporter de 10.000 à 15.000 euros de chiffre d’affaires par jour. Sami Ati aurait ainsi commandité l’assassinat, dont se seraient chargés les frères Laribi, de Sonny Albarello, qui tentait de l’évincer de cette cité pour en reprendre le contrôle du trafic.

G.D. avec AFP