BFMTV

Trappes: la jeune musulmane qui s'est défenestrée est "sortie d'affaire"

L'adolescente musulmane, qui avait porté plainte mi-août à Trappes pour agression islamophobe, a tenté de se suicider lundi.

L'adolescente musulmane, qui avait porté plainte mi-août à Trappes pour agression islamophobe, a tenté de se suicider lundi. - -

L'état de la jeune fille de 16 ans, qui avait porté plainte mi-août pour agression islamophobe, était "préoccupant". Son pronostic vital n'est plus engagé.

Elle va devoir subir une seconde opération, mais ses jours ne sont plus en danger. L'adolescente musulmane, qui avait porté plainte mi-août à Trappes pour agression islamophobe, et a tenté de se suicider lundi en se défenestrant, est "sortie d'affaire", a-t-on appris mardi auprès de la préfecture des Yvelines. "Son pronostic vital n'est plus engagé. Elle est sortie d'affaire."

Grièvement blessée après avoir sauté, peu après 19 heures, d'une fenêtre de son domicile situé au quatrième étage d'un immeuble, cette jeune fille de 16 ans a subi une première intervention chirurgicale qui a réussi.

Elle doit toutefois être opérée une deuxième fois du fait de la gravité de ses blessures, a précisé la source préfectorale.

Seconde tentative depuis l'agression

Les raisons de son geste n'ont pour l'heure pas été précisées. Selon une source policière, elle avait fait une précédente tentative de suicide, le 23 août, en absorbant des médicaments.

Le 13 août, environ un mois après les violences urbaines à Trappes, l'adolescente avait déposé plainte disant avoir été victime d'une agression à caractère islamophobe.

Les faits, qu'aucun témoin visuel n'avait pu corroborer, étaient survenus la veille selon elle, à proximité du square Berlioz. Deux hommes auraient abordé l'adolescente, lui montrant un "objet tranchant". Ils lui auraient par la suite arraché son voile et porté un coup à l'épaule, selon une source judiciaire.

Enquête toujours en cours

Selon cette source, qui rapportait les éléments de témoignage de la jeune fille, les faits auraient été doublés d'insultes à caractère islamophobe et les agresseurs, de "type européen", dont un avait le crâne rasé, auraient pris la fuite en voiture.

L'enquête, confiée à la sûreté départementale des Yvelines, est toujours en cours.

Durant trois nuits à la mi-juillet, des émeutes avaient éclaté à proximité du commissariat, après que des policiers eurent voulu contrôler une femme portant un voile intégral sur la voie publique, ce qui est interdit depuis 2011.

Le contrôle avait dégénéré et son mari, un homme de 21 ans converti à l'islam, soupçonné d'avoir tenté d'étrangler un policier, avait été placé en garde à vue.

C.Pi. avec AFP