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Un an après l'attaque du Thalys, ce rescapé va commémorer sa survie

Mark Moogalian est l'un des héros méconnus de l’attentat déjoué dans le Thalys le 21 août 2015. Ce jour-là, il a arraché une kalachnikov des mains du terroriste Ayoub el Khazzani et a été blessé d’une balle dans le dos. Un an après, il tente de positiver.

Mark Moogalian, un Franco-américain de 52 ans, était à bord du Thalys reliant Paris à Amsterdam le 21 août 2015 lorsqu’Ayoub el Khazzani a ouvert le feu sur les passagers. Mark, qui se trouvait dans le train avec sa femme, s’est joint au groupe de personnes qui ont permis de le désarmer et de faire avorter son macabre projet.

Après lui avoir arraché sa kalachnikov des mains, Mark Moogalian a reçu une balle dans le dos, qui lui a traversé le thorax, et a dû être hospitalisé. Un an après cette attaque, BFMTV a retrouvé Mark, qui a accepté de témoigner une nouvelle fois, comme il l'avait fait peu après l'attentat manqué.

Séquelles visibles et invisibles

Les mois ont passé mais le souvenir de l’attaque est toujours présent pour lui et sa femme. Pas un jour ne passe sans que les images ne défilent dans sa mémoire. D’autant que si sa profonde blessure au dos a été bien soignée, il garde des séquelles.

"Je suis toujours en train de récupérer l’usage de ma main gauche et de mon bras gauche, il y a toujours des sensations d’engourdissement de la douleur mais il y a des médicaments pour ça. Je suis aussi suivi par un psychiatre", précise Mark, qui tente de panser aussi ses blessures moins visibles.

La dure épreuve des attentats

Mark a décidé d’aller de l’avant, mais cette tâche complexe a été rendue encore plus difficiles par les attentats de ces derniers mois. Chacun de ces drames s’est transformé pour lui en nouvelle étape.

"Chaque fois, ça me fait un effet, ça remue tout ce que j’ai pu ressentir et c’est plus vrai, c’est plus réel", confie-t-il. "Le 13 novembre je me souviens, quand je l’ai appris j’étais debout et pendant quinze, trente minutes, je n’ai pas bougé. J’avais l’impression que je pouvais voir la scène. Je pensais à tous ces gens, toutes ces victimes qui attendaient peut-être un secours qui n’est pas arrivé à temps."

Une vie "à peu près normale"

Le retour à la vie normale est donc encore progressif.

"Quand je vais quelque part, je regarde où sont les sorties, j’essaye de plus surveiller la situation. On reprend une vie normale, mais à peu près", explique Mark.

Et pour s’aider dans cette voie, Mark et sa femme ont décidé, à partir de cette année, de fêter chaque 21 août de la manière la plus positive possible. Le couple a donc prévu ce dimanche une sortie en amoureux. "On va le fêter parce que ça s’est plutôt bien passé, c’est la seule chose que je sais", conclut Mark.

C.V. avec Cécile Danré