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Terrorisme: des vigiles armés devant les sites sensibles?

Le ministère de l'Intérieur s'apprête à créer un statut d'agent de sécurité renforcée, selon Le Figaro, autorisant les vigiles privés à porter une arme, à l'instar des convoyeurs de fonds.

Des vigiles privés armés devant les sites sensibles? Ce scénario tend à se dessiner, selon Le Figaro, qui a révélé mercredi que le ministère de l'Intérieur travaille actuellement à créer un nouveau statut, celui d'agent de sécurité renforcée, pour assouplir un cadre juridique déjà existant. 

En effet, selon l'article L613-5 du code de sécurité intérieure, les agents de surveillance et de gardiennage peuvent être armés sous certaines conditions, avec l'autorisation des préfectures. Mais celles-ci sont pour l'instant très réticentes à délivrer des permis de port d'armes, souligne le quotidien.

Quelques rares cas existent, comme les agents privés affectés actuellement à la surveillance de la rédaction de Charlie Hebdo, qui sont armés de pistolets. Ou encore des agents au pied de certains HLM parisiens, qui avaient reçu l'autorisation d'être équipés de bâtons et d'aérosols de défense. 

Les convoyeurs de fonds déjà armés

Principale exception toutefois, les convoyeurs de fonds, des agents privés systématiquement équipés d'une arme. "Un système qui n'a connu quasiment aucune bavure", insiste le criminologue Alain Bauer, qui dirige le Conseil national des activités privées de sécurité. 

Cette instance, qui milite depuis longtemps pour l'armement des vigiles, a travaillé avec la préfecture de police de Paris pour mettre au point ce dispositif, qui doit désormais être défini par voie réglementaire par le ministère de l'Intérieur. Le texte, sur le point d'aboutir, précisera les conditions d'agrément, de formation et de contrôle. Et selon Le Figaro, le champ d'application devrait être très large, et concerner des centaines voire des milliers d'agents à terme, qui seront affectés aux sites tels que des salles de spectacle, des usines sensibles, ou des stades. 

A. G.