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Les larmes du maire de Saint-Etienne-du-Rouvray: "Soyons ensemble les derniers à pleurer"

"J'ai eu à prendre connaissance de l’ineffable", a déploré, effondré, Hubert Wulfranc, le maire cette commune de Seine-Maritime, après l'attaque qui a coûté la vie à un prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Un élu dans la douleur. Hubert Wulfranc, le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, est apparu effondré ce mardi en conférence de presse après l’attentat revendiqué par Daesh, qui a coûté la vie à un prêtre dans une église de sa commune.

"La France, comme en témoigne la présence ce matin du président de la République, est en deuil. Un acte de barbarie brute a emporté notre prêtre, grièvement blessé un de nos paroissiens", a-t-il soufflé, s'exprimant devant la mairie entre de longs silences. "Aux premières minutes de cet odieux attentat, j’ai eu à prendre connaissance de l’ineffable de ces trois autres otages, heureusement sauvegardés par l’intervention des forces de l’ordre le concours des médecins, des pompiers."

"Debout contre la barbarie"

L'élu a ensuite annoncé que deux hommages à la victime seraient rendus dans les prochains jours. "Le temps d’aujourd’hui est celui de l’appel à toute la population de se joindre à l’hommage, dès maintenant sur cet hôtel de ville", a-t-il déclaré. "Et aussi à l’hommage dont j’ai informé les autorités civiles et religieuses, que la municipalité a l’intention de rendre dans les jours qui viennent."

S'agissant de ce second hommage, "l’heure, le lieu, les conditions", seront rendus publics "dès lors qu’il aura été validé et partagé par tous ceux qui bien évidemment ce soir ont pris la mesure de l’insoutenable."

"Insoutenable dont j’ai dit à Monsieur le président de la République qu’il était impérativement nécessaire qu’il ne se reproduise plus", a indiqué Hubert Wulfranc. Et d'implorer: "Soyons ensemble les derniers à pleurer et à être debout contre la barbarie et dans le respect de tous."

V.R.