BFMTV

INFO BFMTV - 10 interpellations dans l'enquête sur les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher

Le 7 janvier 2015, à Strasbourg, des anonymes rendent hommages aux morts de Charlie Hebdo.

Le 7 janvier 2015, à Strasbourg, des anonymes rendent hommages aux morts de Charlie Hebdo. - Patrick Hertzog - AFP

Ce coup de filet est en lien avec les armes vendues à Amedy Coulibaly, l'assaillant de l'Hyper Cacher, par l'ex-mercenaire proche de l'extrême droite, Claude Hermant.

Dix personnes ont été interpellées entre lundi et ce mercredi dans le dossier des attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher en janvier 2015. Des Interpellations réalisées en France et en Belgique dans le volet armes de l'enquête puisque ces personnes sont soupçonnées d'avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly, l'assaillant de l'Hyper Casher.

Outre les interpellés, proche des milieux d'extrême droite, d'autres comme Claude Hermant ont été extraits de prison en ce début de semaine. Six mois avant les attentats de janvier 2015, l’ex-mercenaire d’extrême droite d'une cinquantaine d'années achète, avec sa femme, à une société slovaque, les quatre pistolets Tokarev et les deux Kalachnikov qui seront retrouvés plus tard dans l'Hyper Cacher et dans la planque du terroriste.

A l'époque, interrogé par l'antiterrorisme, Claude Hermant raconte qu'il est un indicateur des gendarmes de la section de recherches de Lille. Courant 2014, dit-il, les gendarmes l'approchent pour lui confier une mission: infiltrer des réseaux de trafic d'armes, en achetant des armes pour les revendre. 

Amédy Coulibaly, auteur de la prise d'otages qui avait fait quatre morts, tous juifs, le 9 janvier à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, avait aussi tué la veille une policière municipale à Montrouge, mais les autorités se demandent s'il ne visait pas initialement une école juive à proximité.

Cécile Ollivier avec la rédaction