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Attentat à Nice: la Ville refuse d'effacer les images de vidéosurveillance du 14-Juillet

Alors que la sous-direction antiterroriste avait demandé l'effacement de 24 heures de vidéosurveillance filmées le 14 juillet à Nice, la Mairie refuse de répondre à cette injonction. Elle prévoit même de demander la mise sous séquestre de ces images, prises sur la Promenade des Anglais le jour de l'attentat.

Cette décision avait étonné. La mairie de Nice ne s'y pliera pas. Dès le lendemain de l'attentat qui a eu lieu le 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice, faisant 84 morts, la justice a demandé l'effacement de 24 heures de vidéosurveillance. D'après la sous-direction antiterroriste, le but, en supprimant les images tournées sur la promenade des Anglais le jour du drame, était d'éviter les fuites et ainsi la diffusion d'images de l'attentat.

Après le 13-Novembre, certaines séquences issues de la vidéosurveillance de plusieurs établissements visés par le commando des terrasses avaient en effet été vendues. Cette injonction a été faite oralement par des officiers de la police judiciaire de la sous-direction antiterroriste et adressée aux personnels du centre de supervision urbain de Nice, en charge de la vidéosurveillance. 

La police nationale détient une copie de ces images

Mais comme le révèle ce vendredi Nice Matin, la Mairie de Nice refuse de répondre à cette requête. D'après son avocat, Me Philippe Blanchetier, la municipalité va même demander au procureur de la République de Nice la mise sous séquestre des images "afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l'enquête antiterroriste en cours", cite le quotidien local. 

Ces images doivent normalement être conservées pendant 10 jours et jusqu'à un mois si la loi le demande, avant d'être supprimées. La police nationale en détient de toute façon une copie.

C.V.