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Assaut à Saint-Denis: les derniers mots de la femme kamikaze

Mercredi matin, alors que les hommes du Raid et de la BRI lançaient un assaut contre deux appartements à Saint-Denis, au nord de Paris, un des individus s'est fait exploser. Juste avant la détonation, un échange de mots bref et extrêmement tendu a eu lieu entre les policiers et un terroriste. Un document qu'a pu se procurer TF1.

Il est un peu avant 6 heures ce mercredi matin. Voilà déjà près de deux heures que les hommes du Raid et de la BRI ont cerné et lancé l'assaut contre deux appartements mitoyens d'un immeuble, rue du Corbillon à Saint-Denis. Selon leurs informations, des terroristes, en lien avec les attentats de vendredi, sont retranchés dans les lieux. L'un d'entre eux va se faire exploser.

Depuis 4h45, les forces de l'ordre sont à l'oeuvre. Dans un premier temps, les policiers ont recours à des explosifs pour faire céder la porte de l'un des appartements. Cette dernière résiste, laissant le temps aux terroristes de préparer leur riposte. A ce moment-là, les "hommes en noir" interpellent toutefois trois individus qui se trouvaient à l'intérieur, l'un d'entre eux a été blessé au bras. 

"C'est pas mon copain"

L'opération se poursuit. Les policiers tentent de déloger les autres occupants. Dans un enregistrement obtenu par TF1, on entend l'appel des forces de l'ordre à la reddition des terroristes. Ces derniers offrent une réponse sans discussion possible:

- "Il est où ton copain?", crie un policier entre deux échanges de tirs nourris.

- "C'est pas mon copain!", hurle à deux reprises une voix qui semble celle d'être une femme.

Deuxième tentative, même réponse. Cet échange va être suivi d'une déflagration causée par l'explosion de la ceinture du terroriste. "Une explosion a ensuite retenti révélant la commission d'une action kamikaze", a détaillé le procureur de la République à Paris, François Molins, mercredi en fin de journée.

Le terroriste est présentée comme une femme, qui pourrait être la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attentats. Sur ce point, François Molins a tenu à rester prudent. "Les premiers éléments de l'enquête et de l'intervention des policiers nous ont laissé à penser que l'explosion était consécutive à une femme ayant activé son gilet d'explosifs", détaille-t-il.

"Ce point devra être cependant vérifié par l'examen des corps, des débris de corps ainsi que par toutes les opérations de police techniques et scientifiques", conclut-il.

J.C.