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Amedy Coulibaly inhumé discrètement à Thiais, dans le Val-de-Marne

Amedy Coulibaly

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Amedy Coulibaly a été inhumé vendredi matin à l'aube dans le carré musulman du cimetière de Thiais, dans le Val-de-Marne alors qu'un important dispositif policier avait été mis en place. Sa tombe restera anonyme.

Amedy Coulibaly, à l'origine de la tuerie au supermarché Hyper Cacher à Porte de Vincennes et du meurtre de Montrouge contre une policière, a été inhumé vendredi matin à l'aube dans le carré musulman du cimetière de Thiais, dans le Val-de-Marne. Sa tombe restera anonyme.

"Quelques membres" de la famille d'Amedy Coulibaly, seul garçon d'une fratrie de dix enfants, étaient présents, a indiqué une source policière. "Mais il n'y avait personne de la Grande Borne", le quartier réputé difficile de Grigny, dont il est originaire.

Un important dispositif policier avait été mis en place pendant l'inhumation.

Refus du Mali

Mercredi, les autorités maliennes avaient refusé d'enterrer le jeune homme à Bamako, d'où il était originaire. Selon Le Parisien ni Viry-Chatillon, ni Grigny, villes qui abritent la cité de la Grande Borne où réside la famille Coulibaly, ne souhaitaient accueillir la dépouille alors que cimetière de Pantin a été écarté en raison de la présence d'un quartier juif.Enfin la ville de Fontenay-aux-Roses, lieu de sa dernière habitation connue, n'a reçu aucune demande.

En attendant la décision finale, le corps était resté à l'institut médico-légal de Paris dans le 12e arrondissement.

Les frères Kouachi inhumés à Reims et Gennevilliers

Les frères Saïd et Chérif Kouachi, responsables de l'attentat contre Charlie Hebdo, ont de leur côté été inhumés respectivement à Reims et à Gennevilliers, les villes où ils résidaient, le week-end dernier. Pour Saïd, l'aîné, la cérémonie s'est déroulée en pleine nuit pour éviter des incidents, tandis que sa tombe "est anonyme", a expliqué son avocat à BFMTV. Situation identique pour son frère, car le maire de Gennevilliers, cette ville de la proche banlieue parisienne, craignait que la sépulture ne devienne "un lieu de pèlerinage". 

Dans les deux cas, les mairies s'étaient dans un premier temps opposées à recevoir les dépouilles des jihadistes mais selon la loi, les proches d'un défunt doivent demander l'autorisation d'inhumation au maire de la commune du cimetière choisi: théoriquement, les édiles ne peuvent la refuser si le défunt habitait la commune, s'il y est mort ou s'il s'y trouve déjà un caveau familial. Dans les autres cas, en revanche, les maires peuvent s'opposer à l'inhumation. 

S.A. avec AFP