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Surcharge de travail, suicides... Les policiers veulent faire entendre leur colère lors du G7 de Biarritz

Les syndicats Unité SGP - Police FO et Alliance ont prévu un "barbecue de la colère" en marge du sommet ce vendredi soir.

Le G7 à Biarritz, la mission de trop pour les forces de l'ordre ? Pour le sommet, le contre-sommet et les manifestations prévues, 13.200 policiers et gendarmes sont déployés. "On est à 80% de présence de l'effectif policier sur toute la France, on n'a pas pu prendre de vacances", affirme Christophe Labarthe, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP - Police FO.

En plus de ces amplitudes horaires, les syndicats dénoncent aussi les heures supplémentaires non payées au sein de la police et plus généralement le mal-être au travail d'un nombre croissant d'agents. Ils entendent profiter du G7 pour faire entendre leurs revendications: Unite SGP - Police FO et Alliance ont ainsi prévu un "barbecue de la colère" en marge du sommet ce vendredi à partir de 18 heures.

"Les forces de sécurité sont fatiguées", explique sur BFMTV Stanislas Gaudon, secrétaire national du syndicat Alliance Police Nationale. "On dénombre en ce moment 23 millions d'heures supplémentaires parmi nos équipes. Depuis 2015, l'engagement des forces de l'ordre est sans faille sur tous les fronts: la lutte contre le terrorisme, la lutte contre l'immigration, toute la délinquance au quotidien et dans toutes les manifestations qui ont eu lieu".

Un "vrai plan anti-suicide"

En visite à Biarritz mardi, Christophe Castaner avait assuré "comprendre l'inquiétude" des policiers. "Je sais leurs tensions mais je sais aussi qu'ils sont le fruit de mises en cause trop permanentes qui se trompent quelques fois de responsables et d'adversaires", a-t-il ajouté.

Alliance Police Nationale aurait "préféré entendre le président dire qu'il faut programmer un vrai plan de lutte anti-suicide", souligne le syndicat de gardiens de la paix dans un communiqué, alors qu'une policière a mis fin à ses jours jeudi à Drancy, en Seine-Saint-Denis. 

Parmi leurs revendications: la prison ferme avec mandat de dépôt pour les agresseurs de policiers, le paiement des heures supplémentaires mais aussi le maintien du "statut spécial" des policiers qui leur permet un départ à la retraite anticipé ou des bonifications ou majorations pour la retraite. Ou "qu'on nous rende le droit de grève", réclame sur BFMTV Yves Lefèvre, secrétaire général d'Unité SGP - Police FO.

Cyrielle Cabot