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Serge Dassault
 

En son absence, le sénateur LR Serge Dassault, a été reconnu coupable de blanchiment de fraude fiscale. Il a été condamné à cinq ans d'inéligibilité, et deux millions d'euros d'amende pour avoir caché au fisc français, plusieurs dizaines de millions d'euros à l'étranger, pendant 15 ans.

Le milliardaire de 91 ans, doyen du Sénat, a immédiatement annoncé, par la voix de ses avocats, qu'il allait faire appel de cette condamnation. L'industriel ne devrait donc pas perdre son fauteuil de sénateur d'ici à la fin de son mandat à l'automne 2017, puisque sa condamnation ne sera définitive qu'après épuisement de toutes les voies de recours.

Peine de prison évitée en raison de son âge

Tout en considérant que "l'ampleur de la fraude et sa durée" justifierait "une peine d'emprisonnement ferme", le tribunal a estimé que cela n'aurait "aucun sens" du fait "du grand âge" de Serge Dassault.
    
Le parquet national financier (PNF) avait requis cinq ans d'inéligibilité, deux ans de prison avec sursis et neuf millions d'euros d'amende contre le sénateur LR (Les Républicains), un élu qui "a piétiné toutes les lois qu'il a votées sur le thème de la fiscalité" et "trahi son mandat".
    
Le PDG du groupe Dassault, un des fleurons de l'industrie aéronautique française, a été reconnu coupable d'avoir dissimulé au fisc des dizaines de millions d'euros pendant 15 ans. En cause, les comptes de quatre fondations et sociétés, basées au Luxembourg et au Liechtenstein, qui ont abrité jusqu'à 31 millions d'euros en 2006, près de 12 millions en 2014.
    
C'est la première fois que le sénateur est condamné, mais la deuxième fois qu'il est susceptible de perdre un mandat électoral sur décision de justice.
    
En 2009, le Conseil d'État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes (Essonne) l'année précédente en raison de "dons d'argent" et avait déclaré M. Dassault, qui avait ravi cette ville aux communistes en 1995, inéligible pendant un an

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