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Sept-Sorts: le conducteur responsable pénalement

Des policiers patrouillent devant la pizzeria de Sept-Sorts au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de 13 ans et fait plusieurs blessés.

Des policiers patrouillent devant la pizzeria de Sept-Sorts au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de 13 ans et fait plusieurs blessés. - Sarah BRETHES / AFP

Mercredi matin le parquet a annoncé que le conducteur est responsable pénalement, pour avoir foncé dans une pizzeria de Sept-Sorts en Seine-et-Marne.

Le premier examen psychiatrique effectué sur l'homme qui a foncé lundi soir sur une pizzeria en Seine-et-Marne, faisait un mort et 12 blessés, conclut à l'absence d'abolition ou d'altération du discernement, et "sa responsabilité pénale est donc engagée", a déclaré mercredi la procureure de Meaux à l'AFP.

6 personnes toujours hospitalisées

Le conducteur, testé positif aux stupéfiants et qui avait absorbé une grande quantité de médicaments, sera présenté à un juge d'instruction mercredi en fin d'après-midi, en vue d'une mise en examen pour meurtre aggravé, a ajouté la procureure.

Le parquet a requis son placement en détention.

Mercredi matin, six personnes étaient toujours hospitalisées dans des hôpitaux parisiens, a-t-on appris auprès de l'AP-HP.

Le mobile encore à déterminer

Lors d'une conférence de presse, le procureur adjoint de Meaux a indiqué mardi que les propos "incohérents" tenus par le conducteur, toujours en garde à vue, ne permettaient pas de cerner le mobile de son acte, qui a plongé Sept-Sorts, un village de 500 habitants à situé à une soixantaine de kilomètres de Paris, dans un "drame absolu".

Lundi peu après 20h, cet homme de 32 ans est sorti de la route sur laquelle il roulait dans sa BMW pour foncer sur la terrasse d'une pizzeria et s'encastrer dans le restaurant, tuant une adolescente de 12 ans.

Parmi les cinq victimes initialement déclarées en état d'urgence absolue - dont le petit frère de trois ans de la jeune fille -, l'une d'entre elles, une femme de 44 ans, a encore son pronostic vital engagé, avait indiqué le procureur adjoint, Eric de Valroger, répétant qu'un mobile terroriste était "totalement écarté".

Alors que le conducteur avait dans un premier temps confié avoir pris "une quantité importante" de médicaments dimanche car il "envisageait de se suicider", il s'est décrit comme "hors contrôle" au moment des faits et s'est montré "très confus quant au mobile", a ajouté le magistrat.

C.Br. avec AFP