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Saint-Denis: des enseignants exercent leur droit de retrait après une rixe entre lycéens

Le lycée Paul Eluard en Seine-Saint-Denis, en mars 2017.

Le lycée Paul Eluard en Seine-Saint-Denis, en mars 2017. - Google Maps -

Ce mercredi, des jeunes armés s'étaient introduits dans le lycée, et avaient provoqué une rixe au cours de laquelle un jeune homme de 16 ans avait été blessé.

Une quarantaine d'enseignants et de surveillants du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis ont exercé leur droit de retrait ce jeudi au lendemain de la "violente agression" d'un élève au sein de l'établissement, a-t-on appris de sources concordantes.

Plusieurs jeunes armés "de couteaux et d'un marteau" se sont introduits mercredi vers 10 heures dans l'établissement, a indiqué Agnès Renaud, enseignante. Une rixe a éclaté et un élève de 16 ans a été blessé, a ajouté une source proche de l'enquête. Il souffre de "blessures superficielles" au visage, a-t-elle précisé. 

Dénonçant cette "violente agression", une quarantaine de personnels ont exercé leur droit de retrait ce jeudi et cessé le travail, pour réclamer notamment "l'égalité de traitement des établissements". 

Rivalités entre des jeunes de différents quartiers

"Au printemps dernier, nous avions dû interrompre notre travail pour dénoncer un contexte de violence et des moyens insuffisants pour les prévenir", ont-ils rappelé dans un communiqué. "Pourquoi nos élèves et les personnels n'ont-ils pas droit aux mêmes conditions de sérénité et de sécurité que ceux d'autres lycées ?" 

En avril, une pierre avait été jetée à travers la vitre d'une salle de classe, blessant une élève à la tête. Selon les enseignants, l'agression de mercredi intervient dans un contexte de rivalités entre jeunes de différents quartiers de la ville. 

Des membres du rectorat et de la région Ile-de-France se sont rendus sur place jeudi. Le rectorat de Créteil a exprimé sa "solidarité" à l'égard des élèves et de la communauté éducative, ajoutant qu'il "travaillait avec la préfecture, la mairie et le Conseil régional pour apporter à l'établissement les mesures de protection nécessaires".

J.B avec AFP