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Radio France condamnée pour le licenciement de Stéphane Guillon

Radio France a été condamnée vendredi par le conseil des prud'hommes à verser plus de 200.000 euros d'indemnités à Stéphane Guillon pour l'avoir licencié "sans causes réelles et sérieuses". L'humoriste se voyait reprocher des chroniques peu goûtées par le

Radio France a été condamnée vendredi par le conseil des prud'hommes à verser plus de 200.000 euros d'indemnités à Stéphane Guillon pour l'avoir licencié "sans causes réelles et sérieuses". L'humoriste se voyait reprocher des chroniques peu goûtées par le - -

PARIS (Reuters) - Le conseil des prud'hommes a condamné vendredi Radio France à verser de fortes indemnités à Stéphane Guillon pour l'avoir...

PARIS (Reuters) - Le conseil des prud'hommes a condamné vendredi Radio France à verser de fortes indemnités à Stéphane Guillon pour l'avoir licencié "sans causes réelles et sérieuses", a-t-on appris auprès de l'avocat de l'humoriste.

Stéphane Guillon avait appris son licenciement en juin dernier dans une interview du PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, qui n'appréciait guère le ton de ses chroniques.

Les prud'hommes ont "requalifié les contrats à durée déterminée (CDD) de Stéphane Guillon depuis avril 2003 en contrat à durée indéterminée (CDI)", a dit son avocat, Olivier Schnerb, à Reuters.

Les prud'hommes lui attribuent à ce titre 150.000 euros d'indemnités pour licenciement injustifié, a-t-il ajouté, confirmant une information du monde.fr. L'humoriste obtient également 41.981,70 euros d'indemnités de licenciement et 11.581,16 euros pour le préavis de licenciement, notamment.

L'opposition de gauche s'était élevée contre le licenciement de l'humoriste, qui maniait une langue acerbe à l'égard des invités de la matinale de France inter.

Une chronique sur le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, en février 2009 et une autre sur Eric Besson, alors ministre de l'Immigration, avaient conduit la direction de la radio à présenter ses excuses aux personnalités épinglées.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser