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Quatre enquêtes visaient le suspect de l'affaire Laëtitia

Quatre enquêtes de police visaient l'homme soupçonné d'avoir tué la semaine dernière la jeune Laëtitia en Loire-Atlantique mais les policiers n'y ont donné aucune suite, selon le parquet de Nantes. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Quatre enquêtes de police visaient l'homme soupçonné d'avoir tué la semaine dernière la jeune Laëtitia en Loire-Atlantique mais les policiers n'y ont donné aucune suite, selon le parquet de Nantes. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau - -

Quatre enquêtes de police visaient l'homme suspecté d'avoir tué la semaine dernière une jeune fille en Loire-Atlantique mais les policiers n'y ont donné aucune suite, a déclaré vendredi le procureur de Nantes.

Ce nouvel élément change la perspective de ce dossier qui a suscité une nouvelle relance du débat politique sur la question de la récidive criminelle lorsque l'affaire Laëtitia a éclaté. Nicolas Sarkozy, notamment, avait parlé jusqu'ici de « dysfonctionnement » de la justice mais pas de la police.

« Je vous confirme que les services du commissariat de Nantes ont signalé à mon parquet aujourd'hui l'existence de quatre procédures en cours relatives à Tony Meilhon », déclare le procureur Xavier Ronsin. « Ces enquêtes étaient en cours en raison de l'absence de localisation par les policiers de l'adresse de Tony Meilhon ».
Les procédures résultaient de plaintes pour dégradations sur le véhicule d'une ex-compagne de Tony Meilhon en septembre et octobre 2010, et d'une autre plainte pour menaces de mort et « relations sexuelles imposées » à la même personne, en décembre.

Meilhon pas considéré comme un pervers sexuel

Par ailleurs, Tony Meilhon était inscrit au Fichier des personnes recherchées dans le cadre d'un autre dossier de recel de véhicule volé, des faits constatés par la gendarmerie le 13 décembre 2010, précise le magistrat. Condamné à 13 reprises, Tony Meilhon était sorti de prison en février 2010 mais avait purgé depuis 1999 l'intégralité de ses peines, sans réduction ni libération conditionnelle. Malgré le viol d'un codétenu, il n'était pas considéré comme un pervers sexuel.
C'est d'un commun accord avec l'administration du ministère de la Justice que, comme pour plus de 800 autres ex-détenus en Loire-Atlantique, il avait été décidé de le dispenser de sa « mise à l'épreuve », qui en théorie l'obligeait à se soigner et à chercher un emploi. Faute d'effectifs, les services de probation pénitentiaire avaient obtenu de limiter le nombre de dossiers par agent à 130.

Les syndicats ont annoncé une conférence de presse à Nantes lundi prochain, au moment où Nicolas Sarkozy recevra la famille de Laëtitia à l'Elysée.