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Prothèses PIP : Jean-Claude Mas remis en liberté sous contrôle judiciaire

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Jean-Claude Mas, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, sera remis en liberté lundi après-midi, sous contrôle judiciaire. Jean-Claude Mas, âgé de 73 ans, est mis en examen pour blessures involontaires dans le volet sanitaire du scandale des prothèses défectueuses.

Jean-Claude Mas, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, qui se trouve au cœur d'un scandale sanitaire mondial, va être remis en liberté sous contrôle judiciaire. « Le juge vient de rendre l'ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire », a annoncé son avocat Me Yves Haddad. Jean-Claude Mas devrait quitter lundi après-midi le centre de détention du Pontet (Vaucluse) où il est actuellement incarcéré.
Selon les éléments de l'ordonnance rendue par le juge lundi, le contrôle judiciaire du fondateur de Poly Implant Prothèse (PIP) lui ordonne de rester cantonné aux départements des Bouches-du-Rhône et du Var, et de se présenter une fois par semaine à compter du 5 novembre au bureau de police de Six-Fours-les-Plages (Var), son lieu de résidence.

Le parquet avait requis son maintien en détention

Il devra également se rendre aux convocations du juge d'instruction et s'abstenir de rencontrer son ancien bras droit, Claude Couty. Il lui est enfin interdit de se livrer à la direction ou à la gestion d'une activité commerciale. Cette décision a été rendue « malgré l'opposition du parquet », qui avait requis le maintien en détention de Jean-Claude Mas, âgé de 73 ans, mis en examen en janvier pour blessures involontaires dans le volet sanitaire du scandale PIP, a ajouté Me Haddad. Il a admis avoir utilisé un gel non conforme pour la fabrication de ses prothèses, tout en récusant une dangerosité supérieure aux autres prothèses.
En mars, faute d'avoir versé la caution prévue dans le cadre de son contrôle judiciaire, il avait été placé en détention provisoire. Au terme de ces quatre mois, en juillet, il avait néanmoins été remis en détention provisoire, mais cette fois dans le volet financier de l'affaire. La justice craignait un risque de fuite à l'étranger.

4 500 plaintes pour "tromperie aggravée"

Le méga-procès sur ce premier volet de l'affaire des prothèses mammaires défectueuses PIP se déroulera dans des conditions exceptionnelles du 17 avril au 14 mai 2013 à Marseille, 4 500 plaintes pour "tromperie aggravée" ayant été déposées. Le Palais de l'Europe du Parc Chanot de Marseille, un des centres de congrès de la cité phocéenne, deviendra une annexe du tribunal correctionnel dans une salle modulable pouvant accepter entre 4.000 et 10.000 personnes.
Le procès concernera une demi-douzaine de personnes dont les principaux dirigeants de PIP, Jean-Claude Mas en tête, ainsi que les cadres responsables de la production de prothèses mammaires défectueuses. Les prévenus encourent une peine maximale de cinq ans de détention et d'importantes amendes financières.

La Rédaction avec AFP