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Procès des parents de Bastien: les avocats des parties civiles accablent la mère

Charlène Cotte et Christophe Champenois au procès.

Charlène Cotte et Christophe Champenois au procès. - BENOIT PEYRUCQ / AFP

Les défenseurs des parties civiles ont accablé vendredi la mère de Bastien, jugée pour complicité dans le meurtre de son fils dans une machine à laver où son conjoint l'avait enfermé, au dernier jour du procès du couple.

"On nous martèle qu'elle était sous emprise, qu'elle n'avait plus son libre arbitre, qu'elle a tout fait pour sauver son fils. En réalité, deux armes ont été utilisées pour le tuer: la machine à laver et Christophe Champenois", a asséné Catherine Bahuchet, qui représente la grande soeur de Bastien devant la cour d'assises de Seine-et-Marne.

La mère, Charlène Cotte, a "dégoupillé la grenade" qui a tué Bastien en racontant faussement à son conjoint qu'il avait encore été "méchant" à l'école, a accusé l'avocate, tandis que sa consoeur, Me Corinne Asfaux, désignait la mère au foyer comme le "bras armé" de son conjoint.

"Encore traumatisés quatre ans après"

D'après le médecin légiste, l'enfant a perdu connaissance au bout de "quatre à cinq minutes" et est décédé sous l'effet des mouvements d'accélération et de décélération du tambour. Il s'était encore écoulé une demi-heure avant que Christophe Champenois sorte le cadavre de son fils de la machine puis se décide à appeler les secours, à qui il avait prétendu que le petit était tombé dans l'escalier.

Les deux parents risquent la réclusion criminelle à perpétuité. "Dans ce procès, l'émotion, on la trouve chez les autres, qui sont dans le public: les urgentistes, les agents du département, encore traumatisés quatre ans après", a souligné Me Asfaux, qui représente le département de la Seine-et-Marne, partie civile.

Témoins et experts ont dit leur perplexité face à l'énigme Charlène Cotte. La jeune femme en surpoids, qui n'a manifesté aucune émotion au moment du décès de son fils, est restée impavide d'un bout à l'autre du procès. Le verdict est attendu dans la soirée.

la rédaction avec AFP