BFMTV

Prisons: l'agresseur de la surveillante de Tarascon condamné à 4 ans ferme

Le centre de détention de Tarascon (Bouches-du-Rhône), le 4 décembre 2003

Le centre de détention de Tarascon (Bouches-du-Rhône), le 4 décembre 2003 - Gérard Julien / AFP

L'homme avait frappé la surveillante d'un violent coup de poing au visage au retour de la promenade. Le procureur de la République avait requis une peine de six ans ferme.

Jugé en comparution immédiate, Andy Glatigny, le détenu poursuivi pour avoir frappé une surveillante du centre de détention de Tarascon (Bouches-du-Rhône) mardi, a été condamné à quatre ans de prison ferme.

"L'acte était prémédité"

Devant le tribunal de Tarascon, vendredi, le procureur de la République Patrick Desjardins avait requis une peine de six ans ferme. "Il n'y avait aucune circonstance atténuante, l'acte était prémédité, réfléchi et d'un grand cynisme", a dit ce samedi le procureur à Tarascon.

"Il voulait seulement faire parler de lui, c'était selon lui la seule solution pour se faire entendre par une administration qui ne l'écoutait pas" et restait sourde à sa demande de rapprochement de sa famille, en région parisienne, a ajouté Patrick Desjardins. "J'ai la désagréable sensation que nous avons en fait assisté au procès des difficultés pénitentiaires", a déclaré samedi Me Vincent Februnet, intervenu du côté de la défense vendredi: "La peine est disproportionnée par rapport à l'acte commis, mais le tribunal a seulement voulu apaiser les tensions".

Deux condamnations pour délits de droit commun

Andy Glatigny, 28 ans, purgeait jusqu'à 2021 deux condamnations pour des délits de droit commun, et notamment pour vol. Il était "suivi au niveau local au titre de la radicalisation et il présentait des troubles du comportement", avait précisé mardi une source de l'administration pénitentiaire.

"Je tiens à préciser qu'aucun motif religieux n'est en cause" dans l'agression de mardi, a insisté Me Februnet auprès de l'AFP samedi.

Le détenu avait frappé la surveillante en fin de matinée mardi, d'un violent coup de poing au visage, au retour de la promenade. Son geste avait alimenté encore un peu plus le mouvement de colère des surveillants de prison, après l'agression de trois gardiens par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) la semaine précédente, puis celle de sept autres gardiens au centre pénitentiaire de Pémégnan, à Mont-de-Marsan (Landes), la veille.

C. P. avec AFP