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Photographe syrien blessé samedi: le parquet de Paris ouvre une enquête

Le photographe syrien Ameer al-Halbi, blessé à Paris, le 28 novembre 2020 lors de la manifestation contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières

Le photographe syrien Ameer al-Halbi, blessé à Paris, le 28 novembre 2020 lors de la manifestation contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières - Gabrielle Cézard © 2019 AFP

Le photographe syrien Ameer al-Halbi a été blessé à Paris samedi 28 novembre, lors de la manifestation contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières. Uen enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

Une enquête a été ouverte ce lundi par le parquet de Paris, après qu'un photographe syrien ait été blessé au visage alors qu'il couvrait la "marche des libertés" à Paris, contre l'article 24 de la loi sur la sécurité globale et en faveur des libertés publiques.

Ameer al-Halbi, photographe syrien de 24 ans travaillant pour l'AFP et Polka, a raconté dimanche sur BFMTV avoir été victime de "coups de matraque" au visage avant de "tomber".

Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), vise à éclaircir les conditions de survenance" de la grave blessure au visage, possiblement par un coup de matraque, de ce photographe qui avait couvert le conflit syrien pour l'AFP et est installé en France depuis près de trois ans.

Une enquête administrative interne avait déjà été ouverte pour connaitre les circonstances de la blessure et donc savoir si les forces de l'ordre étaient impliquées. Par ailleurs, Reporters sans frontières a dénoncé des "violences policières inacceptables".

Mélanie Vecchio avec Jeanne Bulant