BFMTV

Perpignan: l'ADN d'Allison a été retrouvé dans le congélateur du père

L' ADN d'Allison Benitez, disparue depuis le 14 juillet à Perpignan, a été découvert dans le congélateur du père.

L' ADN d'Allison Benitez, disparue depuis le 14 juillet à Perpignan, a été découvert dans le congélateur du père. - -

Les empreintes génétiques d'Allison Benitez ont été retrouvées au fond du congélateur de son père, Francisco Benitez. Son ADN et celui de sa mère auraient également été retrouvés dans un lave-linge de la Légion étrangère à Perpignan.

L'ADN d'Allison Benitez, disparue depuis le 14 juillet à Perpignan, a été retrouvé dans le congélateur de Francisco Benitez, père et mari des deux disparus, d'après une information de France 3. Des traces de sang de la fille et de la mère, Marie-Josée, auraient également été découvertes dans le lave-linge de la Légion étrangère, où le père était en garnison.

Les expertises effectuées par le laboratoire spécialisé en biologie moléculaire seraient formelles. Les prélèvements avaient été effectués il y a deux semaines, mais les résultats ne sont parvenus aux enquêteurs que ce lundi. 

La plus grande prudence est cependant de mise, des recoupements et vérifications étant encore nécessaires afin de pouvoir en tirer des conclusions définitives.

Francisco Benitez avait vidé et nettoyé le congélateur quelques jours après la disparition de sa fille et de sa femme, selon une source proche du dossier. Adjudant-chef de la Légion, il s'est suicidé le 5 août en clamant son innocence.

La suspicion sur le père de plus en plus pesante

Mais, même après sa mort, la suspicion s'est faite plus pesante, avec la révélation qu'il avait été entendu comme témoin, en 2004, au sujet d'une autre disparition aux circonstances étrangement similaires: celle de Simone de Oliveira Alves à Nîmes. Elle était alors sa maîtresse.

Ce lundi matin, on apprenait que les passeports des deux femmes avaient été retrouvés à leurs domiciles, écartant la piste d'une fuite volontaire à l'étranger.

Les policiers sont plongés dans une enquête minutieuse, cherchant à faire parler les portables, ordinateurs, caméras de vidéosurveillances et autre relevés d'analyse pour élucider ce qu'il s'est passé le 14 juillet.

"Il n'y a aucune raison de croire à une autre explication que criminelle", a résumé une source proche du dossier.

Chloé Buffard et Emmanuel Bringuier avec AFP