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Police-Justice

Paris: une enquête ouverte après l'interpellation violente d'un homme atteint d'autisme

 (Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - AFP

Les policiers ont immobilisé l'homme en faisant usage d'un pistolet à impulsion électrique, d'un LBD et d'un plaquage ventral.

Une enquête préliminaire pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" a été ouverte après l'interpellation violente début octobre d'un homme autiste, a indiqué mardi le parquet de Paris, confirmant une information de Libération. Cette enquête a été ouverte le 18 novembre et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a précisé cette source.

D'après le quotidien Libération, les allers-retours d'un jeune homme atteint d'autisme, Eliott*, 29 ans, dans un passage privatif de l'est parisien, où ses voisins ont l'habitude de le croiser, interrogent une personne présente sur place: Eliott se tape la tête avec les mains, semble vouloir rentrer dans un immeuble sans en avoir le code.

Usage d'un LBD et plaquage ventral

Cette témoin appelle la police, sans qu'il soit clair d'après Libération si elle le décrit à la police comme menaçant ou pas. D'après le quotidien, lorsque les policiers arrivent, ils immobilisent Eliott après l'usage d'un pistolet à impulsion électrique (PIE), d'un lanceur de balles de défense (LBD) et d'un plaquage ventral.

Plusieurs témoins cités par Libération disent avoir "tenté d'intervenir" et de "raisonner les policiers depuis les fenêtres", assurant que l'emploi de la force par les policiers a été disproportionné sur cette personne largement connue comme non-menaçante.

L'avocate de la famille d'Elliot, Me Cosima Ouhioun, a confirmé les faits tels que présentés par Libération et indiqué à l'AFP qu'elle souhaitait "que toute la lumière soit faite sur ces faits". Selon elle, "cette affaire pose en outre la question de la formation des policiers face aux handicaps des personnes auprès desquelles ils interviennent."

B.R. avec AFP