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Paris: l’agacement des policiers, verbalisés par les nouveaux agents du stationnement

Les nouveaux agents du stationnement n'épargnent pas les policiers.

Les nouveaux agents du stationnement n'épargnent pas les policiers. - BFM Parirs

Depuis le 1er janvier, les véhicules de police mal stationnés à Paris peuvent aussi être verbalisés, comme le reste des automobilistes. La mesure est jugée incompréhensible par les syndicats.

A Paris, le rythme des verbalisations du stationnement s'est accéléré depuis le 1er janvier et les policiers n'y font pas exception. Depuis le début de l'année, des sociétés privées sont chargées de contrôler le stationnement à l'aide notamment de voitures flasheuses. Un dispositif qui n'épargne pas les policiers qui n'auraient pas payé le stationnement ou tout simplement mal garés. Cette verbalisation peut intervenir y compris lorsque les policiers sont en intervention.

"Ces agents qui manifestement font preuve de manque de discernement verbalisent même les véhicules de police administratifs", déplore Nicolas Pucheu, secrétaire départemental adjoint UNSA-Police Paris. 

"Quand on a besoin de se rendre rapidement sur un lieu pour une intervention, un accident, une fuite d'eau, un incendie... on ne peut pas forcément toujours stationner son véhicule correctement", ajoute-t-il. 

Le mois dernier, une note interne de la préfecture de police, appelait les fonctionnaires de police à "faire preuve de la plus grande rigueur" pour se stationner. 

"L'intervention attendra puisque c'est comme ça"

En cas de verbalisation en pleine intervention, les policiers ont la possibilité de contester, mais il leur faut alors présenter un rapport "développé et suffisamment motivé pour justifier du caractère opérationnel de la mission ayant conduit au stationnement irrégulier". Une étape synonyme de paperasse supplémentaire et qui risque de se répéter fréquemment, s'agacent les policiers.

"Si on a cette menace d'être verbalisés, on se rendra sur le lieu de l'intervention, on prendra le temps de chercher une place et l'intervention attendra puisque c'est comme ça", déplore encore Nicolas Pucheu.

En l'absence de justification, les policiers devront comme des automobilistes lambda régler le montant du PV, désormais appelé Forfait post-stationnement (FPS). A Paris, il peut s'élever jusqu'à 50 euros selon les arrondissements. La semaine dernière, les syndicats de police se sont interrogés sur les "méthodes de recrutement" des agents verbalisateurs, après le contrôle positif au cannabis de deux d'entre eux, à bord de voitures flasheuses. 
C. B