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Osny: "Ce que j'ai fait est impardonnable", regrette Bilal Taghi, accusé d'avoir fomenté le 1er attentat jihadiste en prison

Dessin du procès de Bilal Taghi ce mardi

Dessin du procès de Bilal Taghi ce mardi - Benoit PEYRUCQ / AFP

Lors du premier jour de son procès ce mardi, Bilal Taghi, accusé d'être l'auteur du premier attentat jihadiste fomenté en prison, a fait part de ses regrets.

Bilal Taghi a regretté son acte ce mardi lors de l'ouverture de son procès au assises de Paris, selon Le Parisien. Agé de 27 ans, l'homme est jugé pour avoir tenté, "au nom de Daech", de tuer deux surveillants de la prison d'Osny dans le Val d'Oise.

"Ce que j'ai fait est impardonnable", "vu la gravité des faits, je n'espère aucune clémence. J'essaye de m'expliquer. Ma vie, je ne la vois pas au-delà de la prison.", a déploré l'accusé. 

"Il n'y a rien qui excuse tout ça"

S'il n'avait montré aucun regret lors de l'instruction, Bilal Taghi a ce mardi tenté d'expliquer comment son comportement avait évolué en prison.

"J'ai mis deux ans à réaliser. Moi-même, j'ai du mal à comprendre comment j'en suis arrivé là. Je suis croyant. Mais il n'y a rien qui justifie ce que je leur ai fait. Il n'y a rien qui excuse tout ça.", concède Bilal Taghi.

"Cela peut donner envie de pleurnicher un peu"

Pour l'avocate d'un des deux surveillants de la prison d'Osny, Marion Ménage, ses propos manquent d'honnêteté. 

"Une fois que l'on est en cour d'assises, que l'on risque la perpétuité, cela peut donner envie de pleurnicher un petit peu", a-t-elle souligné, en rappelant que l'homme avait déjà affirmé s'être détourné du jihad lors de son retour de Syrie. 

Des propos nuancés par l'avocat de l'autre surveillant, pour qui "il reste une interrogation à ce sujet".

Le procès est prévu jusqu'au 22 novembre.

Alexandra Jaegy