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Orvault: le téléphone du fils s'est connecté 45 minutes à Internet dans la nuit du 16 au 17 février

Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec sont portés disparus depuis le 16 février.

Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec sont portés disparus depuis le 16 février. - Police nationale - Montage BFMTV

Selon les informations de RMC, l'appareil de Sébastien, le fils de la famille disparue à Orvault, s'est connecté à Internet pendant 45 minutes avant d'être le dernier à s'éteindre, dans la nuit du 16 au 17. De nouvelles perquisitions ont été menées au domicile des parents.

Après qu'une fiche de recherche de la famille disparue à Orvault, près de Nantes, a été diffusée, le fils, dont l'étude des réseaux sociaux fait état de messages troublants, intrigue toujours les enquêteurs. Et selon les informations de RMC, l'exploitation du téléphone mobile de Sébastien, 21 ans, montre deux choses. La première est que l'appareil a été le dernier à s'éteindre, dans la nuit du 16 au 17 février. La seconde est qu'il s'est connecté à Internet pendant les 45 dernières minutes de fonctionnement.

Aucune information n'a filtré sur les sites consultés pendant ce laps de temps. Impossible même de savoir s'il s'agit d'une connexion volontaire ou automatique du téléphone. Ni même encore si c'est bien Sébastien, un autre membre de la famille ou une tierce personne, qui utilisait le mobile. Tous les numéros captés par la borne téléphonique qui se trouve à proximité de la maison sont minutieusement épluchés sur la période des trois jours qui entourent la disparition de la famille.

Les enquêteurs sont à la recherche d'un nouvel élément qui pourrait donner une nouvelle piste, une direction permettant d'orienter leurs investigations. Selon nos informations, de nouvelles perquisitions ont lieu dans la maison ce mercredi matin.

Des traces du sang du père, de la mère et du fils retrouvées

Depuis la disparition mystérieuse de quatre membres de la famille Troadec, qui n'ont plus donné signe de vie depuis le 16 février, le jeune homme de 21 ans est au centre des interrogations. La police l'a soupçonné, dans un premier temps, "d'avoir mis en place un funeste projet visant à supprimer les membres de sa famille et peut-être lui-même". A l'appui de cette thèse, d'inquiétants messages qu'il avait laissés sur les réseaux sociaux.

Dans le pavillon, les enquêteurs de la police technique et scientifique ont mis la main sur ce fameux téléphone portable souillé de sang. De nombreuses taches de sang ont aussi été découvertes à l'étage de la maison, dans l'escalier et au rez-de-chaussée. Certaines ont été essuyées et du linge encore humide était dans la machine à laver. Les analyses ont montré que le sang retrouvé appartient au père, Pascal, à la mère, Brigitte et au fils, Sébastien. Celui de la sœur Charlotte n'y figure en revanche pas. 

Par ailleurs, la montre de la mère de famille, retrouvée dans la chambre de la fille, était non seulement tachée de sang mais aussi cassée et se trouvait sous le lit.

Dans un communiqué publié lundi soir, le parquet de Nantes indiquait qu'il était "prématuré de désigner nominativement des personnes qui pourraient être considérées comme suspectes". Pour l'heure, le scénario précis des événements reste à reconstituer.

D. N. avec Claire Andrieux