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"Notre institution est crainte de tous les policiers": la patronne de l'IGPN défend l'indépendance de son équipe

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Stéphane de Sakutin - AFP

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Stéphane de Sakutin - AFP - -

Brigitte Jullien défend ses équipes, après que Christophe Castaner a annoncé "une réforme en profondeur" de la police des polices.

Brigitte Jullien "ne laisserait pas salir leur honneur". La patronne de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a défendu avec vigueur l'indépendance de son équipe.

"Notre institution est crainte de tous les policiers", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse. "Critiquer l'IGPN aujourd'hui, c'est faire injure à leur professionnalisme et leur éthique. Je ne laisserai pas salir leur honneur."

Vers une "réforme en profondeur" de l'IGPN 

Après de nouvelles accusations de violences policières et les manifestations de ces derniers jours, Christophe Castaner a annoncé "une réforme en profondeur" de l'IGPN et de son homologue de la gendarmerie l'IGGN, dans le but de leur donner "plus d'indépendance dans leur action vis-à-vis des services". Ce à quoi Brigitte Jullien a fait valoir que "la définition de l'indépendance s'appliqu(ait) à l'IPGN." 

"Toutes les professions disposent d'un contrôle interne et elles ne sont pas remises en question, les avocats, les médecins, les journalistes", a-t-elle affirmé. "Le contrôle par des pairs est la clé de la déontologie, parce qu'on se pose la question et nous, on se la pose tous les jours: ce policier est-il digne d'être des nôtres, de rester avec nous?"

Des valeurs "d'exemplarité"

La patronne de l'IPGN a poursuivi en affirmant que "Cette direction, ce ne sont pas que 4 lettres", c'est une "équipe de près de 300 personnes, des enquêteurs - une centaine -, des auditeurs, des juristes, un magistrat, des apprentis (...) qui partagent les valeurs de la police nationale d'exemplarité".

Brigitte Jullien a aussi relevé avoir proposé la création "d'un comité" au sein de l'IPGN composé de "magistrats, avocats, journalistes et citoyens". Ils travailleraient à des "orientations" qui seraient proposées au ministre sur un thème donné.

R.B., avec AFP