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Nord: un garagiste remontait des pièces détachées de voitures volées

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Illustration - AFP

Le gérant d'un garage automobile de Mouvaux, dans le Nord, va être jugé le 29 novembre prochain après qu'une vingtaine de pièces détachées issues de voitures volées ont été découvertes dans son commerce. Il pourrait faire partie d'un réseau plus large de trafic de revente de ces pièces.

Le Nord et les communes frontalières principales victimes de trafics de voitures volées en raison de la proximité avec la Belgique. Le gérant d'un garage automobile sur la commune de Mouvaux, dans le Nord, a été interpellé mardi dernier dans son commerce. Après 48 heures de garde à vue, il a reconnu utiliser des pièces détachées d'origine frauduleuse pour réparer les véhicules qui lui étaient confiés. Alors que l'homme, âgé de 26 ans, sera jugé le 29 novembre prochain, cette affaire ne pourrait être que l'une des branches d'un réseau de trafic de voitures volées.

Depuis plusieurs semaines, ce garage automobile, qui n'est jamais ouvert au public sauf sur appel téléphonique, était dans le viseur des autorités qui procèdent régulièrement à des contrôles pour lutter contre cette délinquance très courante dans le département. Après des semaines de surveillance, mardi, une quinzaine de policiers se sont rendus dans ce dépôt, situé près de Tourcoing, où ils ont procédé à l'interpellation de deux individus. Le gérant mais aussi son frère présent ce jour-là.

Entre 15 et 20.000 euros par véhicule volé

A l'intérieur d'un conteneur disposé devant et à l'intérieur du garage, les policiers ont découvert une vingtaine de pièces détachées (pare-choc, pneus, moteurs, rétroviseurs...) issues d'une douzaine de voitures volées, dont des modèles haut de gamme comme des Audi ou des BMW, dans l'agglomération lilloise ces derniers mois. Dans le hangar, plusieurs véhicules légaux étaient démontés et plusieurs pièces volées étaient en train d'être réinstallées dessus.

Si le gérant du garage ne s'est pas étendu sur la manière dont il s'est procuré ces pièces détachées volées, toutes les découvertes faites par les enquêteurs laissent à penser qu'un réseau de vol puis de revente a été mis en place dans le secteur. Le Nord est touché par ce type de trafic et ce phénomène de vol de voitures en raison de sa proximité avec la Belgique où les malfrats volent les véhicules avant de leur faire passer la frontière d'un côté ou de l'autre. La revente des pièces détachées d'un véhicule s'élève entre 15 et 20.000 euros.

Justine Chevalier