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Mur des cons: un journaliste de France 3 à l'origine de la vidéo?

Le "mur des cons" visible dans le Syndicat de la magistrature

Le "mur des cons" visible dans le Syndicat de la magistrature - -

Ce ne serait pas un "juge apolitique et non syndiqué" qui aurait donné au site Atlantico la vidéo polémique tournée au sein du Syndicat de la magistrature. Le site l'aurait repris d'un journaliste de France 3, révèle samedi Libération.

Qui est à l'origine de la vidéo dévoilant le "mur des cons", ce panneau d'affichage du Syndicat de la magistrature (SM) sur lequel sont épinglés des dizaines de personnalités, pour la plupart à droite? Pour Libération, il s'agirait d'un journaliste de France 3.

C'est le site d'information Atlantico qui avait dévoilé mercredi ces images, filmées dans les locaux du SM. Sur ce "mur des cons", tel que surnommé par les syndicalistes, des dizaines de photos de personnalités pour la plupart à droite, accompagnées parfois de commentaires peu amènes.

Atlantico présentait ces images, qui ont suscité un tollé, comme provenant d'un juge "apolitique et non syndiqué" qui en aurait découvert l'existence alors qu'il "accompagnait un collègue au siège" au SM.

Le mur filmé lors d'une interview

Mais pour Françoise Martres, la présidente du SM, "les éléments qui ont pu être décortiqués" dans la vidéo "amènent à penser qu'il s'agit d'une équipe d’une chaîne de télévision nationale".

Or, indique Libération, une équipe de France 3 s'était rendue le 5 avril dans les locaux du SM pour réaliser une interview de Françoise Martres. L'interviewée avait alors remarqué qu'un des journalistes avait filmé le mur en question avec son téléphone portable.

Un confrère "déontologiquement problématique"

Contactés par Libération, des représentants syndicaux de la rédaction nationale de France 3 ont confirmé au quotidien leurs soupçons sur ce journaliste, "éditorialiste en charge de la justice". Un confrère de la chaîne a dénoncé pour sa part l'action délibérée d'un journaliste "engagé à droite de manière assez affichée", dépeint au sein de la rédaction comme "déontologiquement problématique".

Egalement contacté par le quotidien, l'intéressé a pour sa part affirmé "être totalement étranger à cette affaire".


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