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Mort du jeune à la Techno Parade: "C'est un assassinat", témoigne sa mère

Deux jours après la mort d'un jeune homme âgé de 21 ans suite à une chute du haut de la statue Place de la République, en marge de la Techno Parade de Paris, la mère de la victime témoigne pour BFMTV.

"C'est un assassinat parce que mon fils voulait s'arrêter et des gens ont hué mon fils pour le pousser". Nadège, la maman de Christopher, décédé samedi après avoir chuté du haut de la statue de la Place de la République, à Paris, ne décolère pas. Pour cette mère, qui témoigne sur BFMTV, son fils de 21 ans a été poussé au suicide. Et parle même de meurtre.

"Il y aurait pu y avoir un autre mort après. Les gens ne pensent pas à la famille. J'ai reconnu mon fils aussitôt que j'ai vu l'image. J'en veux aux gens qui ont vu la vidéo, aux journaux, 'T'es un lâche' hurlaient des gens. On ne pousse pas un enfant au suicide. Et ce n'est même pas un suicide, mais un meurtre", a-t-elle déclaré à BFMTV.

L'accident s'est produit vers 19 h 30, à la fin de la 17e édition de la Techno Parade. Christopher escalade la statue située sur la Place de la République et, arrivé presque en haut, il s'assied et se retourne face à la foule. Celle-ci l'incite alors à monter encore plus haut, quelques huées s'échappant même du cortège. Le jeune homme continue alors son ascension, mais il glisse et chute mortellement sur la place.

D'abord pris en charge par la protection civile, en charge de la sécurité de ce grand raout de la musique électronique, la victime ne peut être ranimée. "C'est scandaleux. Je ne savais même pas qu'il était mort, c'est sa grand-mère qui me l'a appris. C'est un assassinat parce que mon fils voulait s'arrêter et des gens ont hué mon fils pour le pousser. (...) J'ai porté mon enfant, j'ai un vide en moi", a ajouté Nadège.

Les condoléances d'Hidalgo

"Cet accident tragique endeuille à la fois cet événement festif et notre ville. Au nom des Parisiens comme en mon nom personnel, j’adresse à la famille et aux amis de la victime toutes mes condoléances", a de son côté réagi Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris. L’enquête a été confiée au commissariat du IIIe arrondissement.

Johann Duriez-Mise et Benjamin Dubois